Moulins au fil des jours

Ce dossier est une adaptation du livret édité par l’association.
Il retrace l’histoire de Moulins depuis la préhistoire jusqu’à nos jours
Il est actuellement en cours d’élaboration.
Dernière mise à jour 21 février 2021: ajout années 1901-2021

Avant l'an 1122

La préhistoire

Le paléolithique moyen (-40000 av JC) :
Plusieurs bifaces(1) taillés il y a plus de 40000 ans, par des hommes de Néandertal(2) attestent de la présence de ces chasseurs près du bourg de Moulins.
En 1911 Narcisse Gabillaud(3) publie le compte-rendu de sa découverte dans le « Bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Cholet » : « J’ai remarqué moi-même à Nérette(4) près du bourg de Moulins et du joli site de Pyraume(5), dans une tranchée récemment ouverte pour adoucir la pente trop rapide d’un chemin rural, une couche de béton, naturel, formée d’une agglomération de débris de quartz reliés par un ciment argileux, lequel béton a beaucoup d’analogie avec celui qui recouvrait les armes chelléennes(6) du Fuilet(7); j’ai aussi recueilli sur le flanc opposé du coteau, deux silex ouvrés très caractérisques»

Fig-1 : Pointe à main moustérienne
Fig-2 Coup de poing achiléen

Le paléolitique supérieur (-15000):
Des chasseurs poursuivant sans doute des troupeaux de rennes, traversèrent le territoire de Moulins, laissant derrière elles quelques lames ou fragment de silex qui permettent de les identifier
Le néolitique (-5000 à -1900):
Le réchauffement climatique et l’apparition de l’agriculture favorisent la sédentarisation et l’accroissement de la population.
On retrouve un peu partout sur les bords de l’Ouin(8) des bifaces, des pointes de flèches ou de lames de silex, taillés par les hommes du néolitique. C’est de le site de la Roche-Allon(9) qui a donné les plus beaux et les plus nombreux des silex ouvrés

Collection Narcisse Gabillaud

Les Gaulois

-500 à -100 av JC:
Les travaux de la voie rapide (N249) ont permis de découvrir les traces d’un habitat gaulois près de la Voie(10) et un site de l’âge du fer près du Bert (Aubert)(11

L’occupation romaine

-50 à 300 ap JC:
Une voie romaine secondaire qui suit le cours de l’Ouin, traverse les hameaux de la Baubrie(12) et du Puyliane(12), longe le site gallo-romain de la Barbinière(12), se dirige vers la Voie puis l’Emonnière(13) et oblique vers les Petite et Grande Ecurie(13) pour rejoindre le chemin appelé : chemin mortagnais.
Cette vois d’une largeur moyenne de 5 mètres, fut utilisée par les habitants de la région pour se rendre aux foires de Cholet jusqu’à la construction du pont de la Voie sur l’Ouin à la fin du 19ème siècle.

Les sarrasins

Vers 700-750 p JC
Les Maures qui occupent l’Espagne depuis longtemps, remontent vers le nord avec leur chef Abd Al Rahman et pillent la Gascogne. D’après un ancien récit, traduit du latin par un élève des moines de Mortagne, un groupe de Sarrasins débarqua sur la côte vendéenne près de Noirmoutier en 731. Sous la conduite de son chef nommé Taïpho, la troupe s’engagea dans le pays situé au sud de la Sèvre. Dans un pays boisé et accidenté, elle progresse, sans guide, ni vivres, dans le but de rejoindre la voie Nantes-Poitiers et d’attaquer les armées du maire du palais d’Austrasie. Charles Martel appelé en renfort par Eudes duc d’Aquitaine met fin à l’invasion arabe par la bataille de Poitiers en 732. Cette défaite donne naissance à de nombreuses légendes, dont celle de la fontaine sarrasine où les Maures en déroute se seraient arrêtés pour se désaltérer ou encore à celle des farfadets de Pyrôme.


(1) – Un biface est un outil de pierre taillée caractéristique des périodes anciennes de la Préhistoire(*) retour
(2) – Un homme de Néandertal ou Néandertalien est un représentant fossile du genre Homo qui a vécu en Europe et en Asie occidentale au Paléolithique moyen, entre environ 250 000 et 28 000 ans avant le présent(*) retour
(3) – Instituteur et maire de Moulins à la fin du 19eme siècle et du début du 20ème retour
(4) – Lieu-dit de la Chapelle-Largeau sur la route de Pyrome retour
(5) – Pyrome ou Pyraume, site de la Chapelle-Largeau proche Moulins, amas de rochers retour
(6) – Chelléen inutilisé maintenant remplacé par l’abbevilien.Industrie lithique ancienne du Paléolithique inférieur d’Europe occidentale retour
(7) – Le Fuilet commune du Maine-et-Loire retour
(8) – L’Ouin riviere qui longe Moulins au nord retour
(9) – La Roche-Allon, lieu-dit de Moulins retour
(10) – La Voie, lieu-dit de Loublande, moulin sur l’Ouin retour
(11) – Le Bert (anc nom Aubert), lieu-dit de Loublande, chateau en ruine, près de l’Ouin retour
(12) – La Baubrie, Le Puyliane, La Barbinière, lieux-dits de Moulins retour
(13) – L’Emonière (L’Imonière), Petite et Grande-Ecurie, lieux-dits de Loublande retour
(*)wikipedia


Du Moyen-Age à la Révolution

12ème siècle

1122
– 26 décembre – L’évêque de Poitiers, Guillaume 1er Gilbert, vient célébrer Noël à l’abbaye de Fontevrault fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel. II est accompagné par plusieurs dignitaires et chanoines de la cathédrale de Poitiers. Lors de son séjour il est le témoin d’importants dons dîmes en faveur de la nouvelle abbaye comme ceux de Savary de Mauléon et Thibaud Chabot. Guillaume des Moulins est cité parmi les témoins.
Le nom de notre commune est cité pour la première fois dans cette charte

Charte de 1122

1123
– 13 mai – Dans une Bulle adressé à André abbé de la Sainte Trinité de Mauléon, le pape Calixte II () confirme les biens de l’abbaye parmi lesquels figure le prieuré de Notre Dame de Moulins
1148
– Pierre de Moulins chanoine régulier de l’Abbaye de la Sainte Trinité de Mauléon est cité comme témoin dans un différent entre l’abbé Marmoutiers et l’abbé de Mauléon
1174
– Renaud de Moulins chanoine de l’Abbaye de la Sainte Trinité de Mauléon est témoin d’une concession entre l’évêque de Poitiers et Ebles de Mauléon

13ème siècle

1203
Moi, Geoffroy Verès, fais savoir, tant aux hommes présents qu’à venir, qu’une controverse a eu lieu entre moi Guillaume, prieur de l’église de la Bienheureuse Vierge Marie de Moulins, au sujet d’un moulin appelé Ervia. Enfin nous sommes arrivés à un compromis à ce sujet puisque, moi, Geoffroy Verès, avec l’assentiment et la volonté de mes frères, de ma mère, et de mon épouse, j’ai dédié et accordé la moitié du revenu dudit moulin à l’église de Moulins, à son prieur Guillaume, et à ses successeurs, pour qu’ils en jouissent librement et paisiblement à perpétuité. J’ai accordé aussi, avec l’assentiment et volonté des déjà cité frères, mère, et épouse une aumône que Guillaume de Sourdis et Guillaume Martin son fils firent à la dite église, à prendre sur le moulin, à condition d’avoir assuré mon service et d’avoir satisfait à la mainmorte, si je viens à partir, compte tenu de mes dettes envers le château. Je veux également qu’on fasse attention à ce que le prieur et l’église reçoivent intégralement la moitié de toutes les ressources du moulin, et qu’ils s’en servent. Or sont témoins l’abbé Estienne en présence de qui dans la page d’en tête de Mauléon cela est confirmé, le prieur Estienne. Parmi les laïques Geoffroy soldat fils d’Alfred, Aimery soldat de Roestais, Guillaume Escablais, Guillaume de Rauca, Brient le bourreau, Guienas Brito, Estienne de Brosse et plusieurs autres. Accordé en l’an de grâce MCCIII (1203) depuis l’incarnation du Seigneur amen.
1215
– 27 mai -Ordre est donné à tous les Maires et Notables du Poitou, Angoumois, Gascogne de laisser circuler les mon­naies de Savary de Mauléon

1273
– Eustache de la Saulaye, fille du défunt chevalier Aimeri Themer donne à l’abbaye de Mauléon, les produits du pré de la Fontaine de Moulins

14ème siècle

1322
– Le pape Jean XXII (2) jugeant le diocèse de Poitiers trop vaste le partage en trois évêchés, Poitiers, Luçon et Maillezais. Notre-Dame de Moulins dépend alors du doyenné de Saint-Laurent et du diocèse de Maillezais.
1322
Samedi après Oculi Mei – Pierre Symon valet et Agaysse sa femme donnent à frère Philippe Chuet, commandeur de l’hôpital de Mauléon et à cette maison (commanderie du Temple), une rente de trois prévendiers de seigle sur les terres de la Gelousière et de Cox (Coux) et une rente sur la Pipaudière.
1329
– Il gela chaque mois, les moissons ne furent pas entreprises avant la fête de la Bienheureuse Marie. Les vendanges ne furent faites qu’aux alentour de La Toussaint. Pendant les vendanges il gelait si fort que les grappes ne pouvaient être cueillies qu’avec des gants. Personne ne put boire du vin cette année là, car ce n’était pas du vin mais du verjus.
1346
– Les Anglais prennent possession du Poitou (3)
1351
– 21 juillet – Confirmation d’un traité passé au Puy-Béliart entre Louis vicomte de Thouars, sieur de Talmont et de Mauléon et l’abbaye de Mauléon (Pierre Rector, procureur de l’abbé et couvent) pour une rente de 15 livres pour chapelles fondées en l’église de Mauléon par le père du Vicomte.
Rentes dues en la paroisse de Molins, sur les vilages, terres et appartenances cy dessouz nomez, cest assavoir la Barbinière deux soulz, le Puy Arbert, trois soulz, la Rivière Salebuef douze deniers, la Corbelière, douze deniers, la Rivière Fraper, douze deniers, la Chaponière, deux soulz, les quiex deniers de rente ont esté acoutumez este paiez à ces prédécesseurs, en chascun jour de l’an nuef en sa ville de Mauléon.
1372
– Bertrand Du Guesclin (4) poursuit les Anglais à travers tout le Poitou, il leur reprend les châteaux de Bressuire, Thouars et Mortagne. Le pays est ruiné les châteaux et les églises incendiés ou démantelés, les récoltes brûlées et les habitants qui ont survécut, réduit à la famine, le pays de Poitou est tout gâté et détruit et tout démuni de vivres.
1384
– A l’époque des vendanges, il s’était fait une grant assemblée de larrons, robeurs (en anglais : voleur) et pillard qui alloient par nuyt rompant les hostels battant brûllant et tuant les gens et estoient désigné sous le nom de brulleur. On en prit un certain nombre à Mauléon et à Montreuil ; ils furent pendus.

15ème siècle

entre 1403 et 1432
– Transactions et arrentements relatifs au moulin des Templiers, sur la rivière d’Oing.
1440
– Le meunier Pierre Petit cède la moitié du moulin des Templiers au Sieur Jehan Benoistea, le moulin prend alors le nom de Benoisteau ou Benêtreau.
Dessin moulin à eau
1454
– 16 août – Contrat par lequel Guillaume De Redoux quitte à Louis De Beaumont douze boisseaux sur la Barbinière, quatre charges sur la Vergnais au Brun et douze boisseaux sur Puiglaume (Puyliane).
1460
– Transaction entre François Jousseaume, escuyer seigneur de Lonnay et François des Herbiers au sujet de la succession de feu Maistre Milles Escageau escuyer seigneur de Couxboureau dont François Jousseaume avait achepté ce qui revenoit à Françoise Meignen héritière en partie et femme de Jean de Chamdefin escuyer seigneur de Salboeuf et de Loucherie. La transaction n’est signée que le 17 juillet 1486
1479-1480
– Partage des biens de Catherine Eschallard. Son fils François abandonne à son frère Jean pour son droit de préciput et d’aînesse tous les immeubles qu’ils possèdent dans plusieurs paroisses dont celles Mallièvre, St Jouyn de Mauléon, St Pierre des Chamboignes (Echaubrognes) et Moulins (Grande Verdelière)

16ème siècle

1587
– 23 mai – Henri de Navarre chef des huguenots assiège la ville de Mauléon dont il s’empare le 12 juin. La tradition rapporte que pendant ce siège il a été l’hôte du seigneur de Salbœuf.

La Touche-Salbœuf

La Touche-Salbœuf

1588-1591
– Août 1588 – Prise de Mauléon par le seigneur de la Boulaye (catholique)
Novembre 1588 – Prise de Mauléon par Monseigneur de Nevers (huguenot)
Avril 1599 – Prise de Mauléon par Monseigneur de Chastillon (catholique)
Octobre 1590 – Prise de Mauléon par le sieur du Pie du Fou (huguenot)
Mars 1591 – Prise de Mauléon par Prince de Conty (catholique)
– 7 et 8 juin – Une enquête est ouverte sur l’ordre de Henri IV, au château de la Guierche paroisse de Saint Amand sur Sèvre, et poursuivie le lendemain au lieu noble de Nouzillac paroisse de Saint-Michel-Mont-Malchus (5) en vue de donner suite à une demande d’exemption d’impôts pour 5 ans présentée au roi Henri III en 1589 par les habitants de la ville de Mauléon, et des paroisses voisines Saint-Jouin, Rorthais, Saint-Aubin de Baubigné, La Petite Boissière, Moulins.
« Les meubles des habitants d’icelle entierrement pillés, leurs personnes rançonnées, la pluspart des fruits et meubles desdictes personnes consommés ou emportés, leur bestial aratoire et aultre emmené, et le parsus rançonnés par ceux de la nouvelle opinion, partie desquels étant demourés en garnyson en la ville, auroient forcé les pauvres suppliants leur payer avec les dossiers, des tailles grandes sommes en denyers pour leur nourritures et leur entretennement, ne délaissant néammoins de prendre presque tous les fruits croissants sur leurs terres, auparavant même la maturité d’iceux, et encore les contraindre à plusieurs et continuelles corvées, tant d’hommes que de bœufs et charrettes pour les fortifications de la dicte ville, ce qu’ils auroient continués le dict vingtz quatrièsme de may mil cinq quatre vingtz sept jusqu’au moys d’octobre dernyers pour icelle armée incommoder, auroient fait conduire en la ville de Fontenay et aultres endroits occupés par eux ce qui restoit des meubles, fruits, bestials audits suppliants et mis le feu à leurs maisons dont seroit ensuivye que lesdictes paroisses et villes de Mauléon sont sans habitants, métoyers et colons, pour estre la pluspart d’iceux morts sous la pesanteur de leur tristesse et ennuy, et les aultres absens et mendiants leur misérable vie en divers pays et par ce moyen les terres incultes et en friches. »

17ème siècle

1605
– 15 septembre – Naissance de René Moreau fils de Jacques et de Renée Yvon métayers de la Chaponnière. La légende lui attribue la découverte d’une statue de la vierge et d’une fontaine miraculeuse à la Corbelière (6). Curé de Notre-Dame de Fontenay le Comte, il est décédé dans cette ville en 1665

René Moreau - prêtre

René Moreau – prêtre

1634
– Le moulin Benestreau appartenant aux héritiers Villeneau arrenté pour 50 sols
1641
– 7 mars – Une sentence déclare que les paroisses de Saint-Laurent sur-Sèvre, la Chapelle-Largeau, Moulins, Treize Vents, et Mallièvre qui se prétendait en marches communes de Poitou et d’Anjou, sont purement poitevine et en marches occidentales.
1654
– Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre: Pierre Renou prieur, Jean Merlet vicaire, Jean Brosseau prêtre – La cure vaut 16 charges. 1ère messe fondée par le seigneur de la Touche Salbœuf 6 setiers – 15 boisseaux de rente donnés par M. de la Coudraye Noyer pour droit de sépulture et un service par an
1656
– 21 juin – Visite pastorale de Jacques Raoul de La Guibourgère Evêque de La Rochelle : Le sanctuaire marial de Notre-Dame de Moulins, est quotidiennement fréquentés. La piété des fidèles se traduit par la fréquence des messes de dévotion, par l’abondance des offrandes, par la multiplicité des cierges et des figures de cire qu’on apporte à l’autel de la Vierge. Les cierges qui brûlent à l’autel de Notre-Dame, sans interruption attestent de l’afflux continuel du peuple.
1662
– Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : Pierre Renou prieur, Jan Fonteneau vicaire – Autel fixe garni d’un très beau devant d’autel damier blanc à fleurs – joint bleu – 1 ciboire 2 beaux calices argentés dorés dedans – Chasubles, 4 chappes – 12 aubes, 7 surplis – Autel St Jean-Baptiste, St Blaise, Ste Luce, Notre Dame de Pitié – Ste Marguerite – Livres liturgiques. Retable. Eglise bien propre, vouste – cure rendable
1665
– Agrandissement de l’église ou réparations importantes effectuées dans l’église, par Pierre Renoux prieur comme l’attestent une pierre trouvée dans un mur, lors de sa démolition.
1666
– Une partie de l’évêché de Maillezais est transféré à la Rochelle l’autre à Luçon. Ces diocèses restent inchangés jusqu’à la Révolution. Notre-Dame de Moulins est rattachée à celui de La Rochelle.
1669
– Le revenu du prieuré de Notre-Dame de Moulins est estimé à trois cent livres. L’Abbaye la Très Sainte Trinité de Mauléon, perçoit la dîme sur le village de la Baubrie, les biens des héritiers de Louis Gabillaud pour raison des héritages sis à Mauléon et à Moulins, le village de la Braudière, les rentes qu’a Mademoiselle de la Blandinière sur les Hauts Puiherberts et la Roche Allon, le village de Puy Guillaume (Puyliane), la Touche Noiron, sur le village de la Planche, le village de la Chauvellière que tient le métayer de la Verdelière, la Barbinière, le pré de la Boistaudrie appartenant à Michel Emeriault, la Brosse Grand’mère, la Confiondière, la Petite Rivière, la Robière, la Petite Verdelière
1671
– Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : Jean Nicolas prieur – Fonteneau vicaire – Sainte table, grand pupitre renferme les livres de chant. – Eglise bon état, sacristie … confessions à grilles prieuré vaut 200 £. – On n’a jamais enterré dans l’église
1681
Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : Jean Nicolas curé prieur, René Brosseau vicaire – Tabernacle bien sculpté, et orné. – Autel Notre-Dame 1er dimanche pour les seigneurs de la Touche Voyer = 6 setiers – aveu 15 charges – Prieuré = 250 £. 16 charges
1689
– 15 juillet – Visite pastorale de G. Hullin doyen de l’évêché de La Rochelle : Le curé de Moulins affirme que presque tous les paroissiens se confessent et communient aux principales fêtes certains même plus souvent.
1691
– Transaction, arrentements relatifs au moulin de Benoisteaux alias moulin des Templiers, sur la rivière d’Oing
1694
Dans le cahier censier de toutes les redevances dues à la Commanderie du Temple le moulin de Bénétreau doit 10 sols
1696
4 novembre – Testament de François Vitet prestre prieur de Nostre-Dame de Moulins en présence de M. René Brosseau son vicaire, de M. Jacques Chaillou notaire de la baronnie de Mauléon, et de Clément Marchand maréchal à Moulins.
« …Estant gissant au lit mallade de malladie corporelle sainct d’esprit de mémoire et d’entendement, considérons qu’il n’y a rien de sy certain que la mort et rien sy incertain que l’heure d’icelle et ne voullant sortir de ce monde sans mettre ordre à mes affaires temporelles et dispauser du peu de bien qu’il a plus à décin me donner. j’ay fait ce mien presant testamant et ordonnance de mes dernières vollontés,
(suit l’organisation de la cérémonie de sépulture et sa demande d’être inhumé dans le cimetière dudit Moulins)
Item je veux et entend qu’il soit donné le jour de mon enterrement et à la huitaine une charge de bled seigle mesure de cette cour convertie en pain aux pauvres pour le repos de mon âme. Item pour l’amittié que je porte à Jacques Vitet fils de René Vitet mon nepveu je l’uy ay donné et donne la somme de cents livres pour ayder à l’entretenir aux escolles. Item je donne à Françoise Vion et Anne Thibault mes niepces la somme de cent livres lesquelles dittes sommes cy dessus seront prises sur mes meubles et biens de ma succession. Item je veux entand que la somme de cent livres cy dessus à Anne Thibault ma ditte niepce soit es mains de Louis Plaissis mary et Anne Vion ma niepce demeurant dans le bourg dudit Moulins, que Louis Thibaud son père ny puisse ostez prétandre tant a présent quaprès le décès de sa ditte fille le cas adevenant, auquel cas la ditte somme de cent livres sera demeurée et donnée au dit Jacques Vitet mon dit nepveu pour le subvenir et ayder a ses estudes »

1697
– Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : René Brosseau curé prieur – Eglise assez bon état – voûte à gauche crevassée

18ème siècle

1709
– L’année 1709 doit être remarquée à la postérité, à cause de la rigueur du froid qui commença le 6 janvier et dura près de trois semaines. Il fit un grand vent très froid qui gela les arbres, principalement les noyers, et qui étaient si puissants qu’ils égalaient les plus grands chênes. Les vignes en ont été aussi gâtées; l’excès du froid a presque fait mourir tous les oiseaux et dieu n’en a laissé en chaque paroisse qu’autant qu’il en fit entrer dans l’arche pour repeupler la terre…
1711
– 6 octobre – A 7 heures ¾ du soir, violent tremblement de terre, suivi de plus de 10 autres depuis la dite heure jusque au point du jour le lendemain
1722
– 19 janvier – Déclaration des dommaines et héritages rosturiers que François Drouineau, marchand, au bourg de Notre-Dame de Moulin, au nom et comme exerçant les droits de Marie Marchand sa femme, tient et advoue tenir de M. François de Carbonnière compte de la Blandinière à cause du fief et seigneurie de la Grande-Verdellière en la paroisse de Moulin.
1723
– Septembre – Visite pastorale de Mgr De Champflour évêque de La Rochelle, mention des Confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement
1740
– 7 mai – Aveu de la Duché Prairie de Châtillon par Alexis-Magdelène-Rozalie, duc de Châtillon pair de France
Droit de fourches patibulaires à six pilliers, poteaux à carcan, de prisons, droits honorifiques dans l’église paroissiale de Notre-Dame de Moulins. Droits de mouvance, fief et censine directe sur le tiers du bourg de Moulins, la maison et métairie de la Touche Voyer, la Brosse Grand-mère, le moulin des Morines et ses dépendances, deux prés y joignant, le pré de la F… la Prée du Bois, les prés Gabillaud le pré des Rivières…
– 6 juin – M. Gallard prêtre, prieur-curé de Notre-Dame de Moulins s’oppose aux droits portés sur l’aveu du Duc de Châtillon
– 2 décembre – Messire Nicolas Modaine prieur de la Ste Trinité de Châtillon cède à Thomas Cicoteau et à son épouse Marie Rondel, la borderie de la Chauvelière
1749
– 24 décembre – Par procuration le Père du Coudray prieur de l’Abbaye de Châtillon, reconnaît le duc de Châtillon, comme fondateur de l’église de Moulins
1752
– 23 octobre au 12 novembre – Mission, à la providence et au frais de Monsieur le Curé, fut très fervente ; le concours de Messieurs les Ecclésiastiques et des étrangers, nombreux et édifiant. Le peuple docile, susceptible du bien, assez proche de ses intérêts. La croix et le calvaire méritent d’être vus
1778
– 16 mai – Testament de Marie Brosseau veuve de Dominique Guillon meunier, demeurant au moulin de la Voye, paroisse de Saint-Pierre des Echaubrognes
« … item je veux qu’il soit distribué une charge de bled seigle aux pauvres de la paroisse de Moulins les engageant de se souvenir de moi dans leurs prières. »

Moulin de La Voie aujourd'hui

Moulin de La Voie aujourd’hui

1783
– La Touche Salbœuf fait partie des biens de Dame Thérèse Mathurine Beauregard partagés entre ses trois enfants.
1788-1789
– L’hyver de 1788 à 1789 fut des plus rigoureux, il surpassa de plusieurs degré celui de 1709, et si les bleds ne gelèrent pas comme en 1709 c’est qu’heureusement les terres étoient sèches mais tous les légumes gelèrent; aussi eut-on la permission de faire gras pendant le carême ce qui ne s’étoit jamais vu dans ce diocèse. Quantité d’oizeaux périrent, les vignes, les genêts, les houx, les ifs, les pins, les noyers, les châteigners, les ajoncs gelèrent en partie.

(1) – Gui de Bourgogne (1050-1124) fut le 162e pape catholique sous le nom de Calixte II (1119-1124)(*). retour
(2) – Jacques Duèze (1244-1334), devient pape (196e) en 1316, sous le nom de Jean XXII(*) retour
(3) – La guerre de Cent Ans couvre une période de cent seize ans (de 1337 à 1453) pendant laquelle s’affrontent sur le sol français deux dynasties, les Plantagenêts et la Maison capétienne de Valois(*) retour
(4) – Bertrand Du Guesclin (né en 1320 au château de la Motte-Broons, près de Dinan, mort le 13 juillet 1380 devant Châteauneuf-de-Randon) est un noble breton, connétable de France et de Castille(*) retour
(5) – Saint Michel Mont Mercure, en Vendée, où l’église domine le bocage retour
(6) – Sur la route de Mauléon, à 500m de Moulins, une statue de la vierge y est érigée retour
(*) wikipedia
La Révolution et le 19ème siècle

1789-1815

1789
– 23 février – Convocation de la population pour la rédaction des Cahiers de Doléances (1). Louis Joiron syndic (Maire) est désigné comme député
1790
– 25 février – Création du département intermédiaire du Poitou divisé en 6 districts, II devient le département des Deux-Sèvres le 4 mars suivant et son chef-lieu fixé à Niort. Moulins est rattaché au district et à la justice de paix de Châtillon, et au canton des Echaubrognes.
– Déclaration du Revenu Du Prieuré-cure de Chastillon envoyé à l’assemblée nationale conformément au décret du 13 novembre 1789:
«L’abbaye de La Trinité de Chastillon possède des revenus sur la métairie de la Planche, sur la métairie de la Chauvelière paroisse de Moulin à M. Monnier subdélégué à Chastillon, sur les terres de la Sarinière arrentées à François Morin en 1761, sur le Puyglaume exploité par Tricot, sur la Verdelière exploitée par Jacques Baranger, sur les Garennes, sur le moulin Bichot ou moulin des Morines»
1792
– M. Jacques Guillaume Philippe Folie des Roches, prieur-curé de Moulins s’exile en Espagne
1794
– 23 janvier – Incendie du bourg de Moulins par la Colonne (2) du Général Boucret (3)
– Le soldat républicain Léonard Graviche écrit dans son journal : «Le 22, incendié La Tessouane et parti pour Moulin. Bivac toute la nuit. Le 23, incendie du bourg de Moulin et parti pour Chatillon. Le 24, séjour et bivac à Chatillon pour attendre le ralliement d’autres colonnes.»
1795
– Acte de vente de La Touche Salbœuf par Martial Chastenet et Catherine Bourgeois
– Depuis la veille de Noël M. Mathurin Urien prêtre missionnaire de Saint-Laurent-sur-Sèvre occupe les fonctions curiales. Il note les fondations dues à la cure de certaines ne se paie plus depuis longtemps, et précise voilà toutes les connaissances que j’ai pu tirer d’un ancien mémoire qui s’est trouvé dans les papiers de la cure de Moulin qui ont échappé à l’incendie. Il inscrit sur un cahier les rentes dues au prieuré et fait faire quelques réparations urgentes à la cure. Il réside très rarement à Moulins.

Rentes dues au prieuré

Rentes dues au prieuré – 1795

1797-1798
– Pierre Boissinot signe comme agent municipal (maire) les registre d’état civil
1798
– M. Isaac Poullain-Lafontaine, officier de santé se disant chirurgien, est nommé maire de Moulins
1799
– 25 janvier vers 4 heures du matin, un violent tremblement de terre dont la direction semble, selon un témoin, être du sud au nord. A pour épicentre l’île de Bouin sur la côte vendéenne il rend de nombreuses maisons inhabitables mais ne fait pas de victimes. Il est ressenti jusque chez nous
1800
– M. François Senille se dit chanoine régulier, prieur curé Randon, et desservant de la paroisse N.-D. de Moulins, il exerce cette fonction de mars en novembre.
– M. Folie des Roches, revenu d’exil, réintègre la cure de Moulins à la fin de l’année, sa première signature date du 22 décembre. Il reste curé de la paroisse jusqu’en septembre1805.
1802
– Dictionnaire Géographique, Agronomique, et industriel du Département Des Deux Sèvres – citoyen Dupin préfet p. 84 – Niort an XI de la République- extrait:
MOULINS, commune au Nord-Ouest et à 6 kilomètres de Châtillon. Sa population est de 358 individus. Le ruisseau du Louin traverse son territoire qui produit seigle, blé noir, avoine, baillarge, lin, mil et pommes de terre. Il y a de bonnes prairies naturelles et quelques-unes artificielles l’étang de la Blandinière occupe environ un demi-hectare. On fait le commerce de demi-fils et mouchoirs. DÉPENDANCES – Métairies : Le haut et le bas Puy Albert, la Roche-Alon, la grande et petite Sausaie, la Robière, la Brandière, la Brosse, la Boulaie, le Puy-Glaume, la Baubrie, la Touche-Noiron, la grande et petite Charbonnière, la Confrondière, la grande et petite Verdelière, la Gécousière (chaque métairie forme son petit village qui porte le même nom.) – Borderies : Le Grand Logis, les Garennes, le Bois Vert, le Bois, la petite Rivière, la grande Rivière, la Chauvellière
Source Gallica (BNF)
Noms aujourd’hui, Louin => L’Ouin, La Brandière=> La Braudière, Le Puy-Glaume=> Le Puy Liane, La Touche-Salbœuf n’est plus sur le territoire de Moulins, Les Barbinières => La Barbinière, Gde et Pte Charbonnières => Gde et Pte Chaponnière, La Confrondière => La Croix-Frondière, Gde et Pte Verdelière => La Verdelière, La Gécousière => La Gelousière aujourd’hui sur le territoire de La Chapelle-Largeau, Le Grand Logis, Les Garennes ne sont plus sur le territoire de Moulins, Le Bois-Vert=> peut-être Bordevert.

– Avril – Le concordat (5) qui accorde la liberté du culte est signé le 15 juillet 1801, mais il n’est publié qu’à Pâques 1802. M. Folie des Roches, accepte les conditions du traité pour rester fidèle à l’église et au Saint-Siège.
La paroisse Notre Dame de Moulins est rattachée au diocèse de Poitiers et au doyenné de Châtillon dont elle relève encore aujourd’hui.
La Touche Salbœuf (6) est achetée par Jean-Baptiste Bellinck notaire à Mauléon
1805
– 14 frimaire an XIV et le 2ème de l’Empire (5 décembre). M. Jean François Madiot prêtre vicaire de La Sainte Trinité de Châtillon-sur-Sèvre achète pour la somme de 950 livres tournois, la maison curiale de la commune de Moulins avec un jardin contenant 7 ares et un petit pré de 11 ares, à Mme Marie-Madeleine Sénéchault de Niort telle quelle l’avait acheté du gouvernement le 8 Messidor an VI de la République (26 juin 1798).
1806
– Après le départ de M. Folie des Roches, M. Jean François Madiot exerce les fonctions de vicaire de Châtillon, et assure les offices de la paroisse de Moulins. A partir du 19 novembre 1806 il signe « desservant de Moulins. »
1808
– Pierre Boissinot occupe de nouveau la fonction de maire de Moulins
1809
– Le cimetière est fort mal clos et est dans une grande dégradation, les marguilliers de la paroisse demandent au Ministre des Finances l’autorisation d’employer la somme de quatre cent francs provenant du remboursement d’une rente de vingt francs constituée sur les biens du sieur Lelarge propriétaire à La Blandinière, commune de La Chapelle Largeau pour les réparations extérieurs de leur église et des murs de leur cimetière
1811
– Procès-Verbal de délimitation de la Commune. Les hameaux de La Gelousière, Le Grand Bois Gast et la Borderie sont rattachés à la commune de La Chapelle Largeau. Bordevert dépendant de St Pierre des Echaubrognes est réuni à la commune de Moulins.
– Les cloches ayant disparu à la révolution M. Madiot en fait installer une, qui porte les inscriptions suivantes : L’an 1811 j’ai été bénite sous les noms de Sainte Joséphine et de Sainte Barbe qui m’ont été donné par M. Jean François Madiot curé de cette paroisse de Notre Dame de Moulins, et de Dame Emilie Joséphine Pihoué épouse de M. Isaac La Fontaine.
1813
– Charles Eustache Cousseau de L’Epinay propriétaire demeurant à Châtillon sur Sèvre est nommé maire de Moulins
1815
– Isaac Poulain Lafontaine retrouve ses fonctions de maire de la commune

1816-1840

1818
– 13 juillet – M. Jean François Madiot donne à la paroisse de Moulins, «la cure du dit lieu avec la cour, jardin, servitudes, circonstance et dépendance; de plus le petit pré tenant au chemin qui conduit à la paroisse de Saint Pierre des Echaubrognes et d’un autre tenant au chemin qui conduit au lavoir public, tel que le tout se poursuit et comporte que je l’ai acheté à la nommée Jeanne Marie Magdeleine Sénéchault sans rien en retrancher ou diminuer.» La paroisse doit y loger gratuitement son successeur et doit assuré chaque année les charges et réparations de la propriété.
1826
– Construction du Grand Calvaire par M. Madiot curé de Moulins (derrière la cure)

Calvaire vers 1950

Calvaire vers 1950

1828
– 3 avril – Décès de M Jean François Madiot à l’âge de 62 ans après une longue maladie. Il est inhumé le lendemain sous le porche de l’église. La pierre tombale qui recouvrait sa sépulture sert aujourd’hui de pavage dans l’allée gauche de l’église.

Reproduction graphique tombe curé Madiot

Reproduction graphique tombe curé Madiot

Transcription:

De J.F. MADIOT la dépouille mortelle
Gît ici de Moulins ce pasteur plein de zèle
De l’an 92 avait subi l’exil
A 63 ans le 3 du mois d’avril
de 1828 termina sa carrière
Il racheta la cure et bâtit le calvaire

– 1er juin – Installation M. Louis Pierre Bourasseau à la cure de Moulins
27 août – Implantation du nouveau cimetière dans le pré dépendant de la cure, situé derrière le Grand Calvaire.
1829
Le conseil municipal est d’avis que chaque habitant soit tenu en 1829 à une prestation de deux journées de travail pour lui et pour chacun de ses fils vivant avec lui, de ses domestiques mâles, de chaque bête de trait ou d’acotage et de chaque charrette en sa possession.
1832
– 2 février – Les membres du conseil municipal sont réunis extraordinairement dans la maison commune de Moulins: « L’adjoint à fait conaitre à l’assemblé que l’objet de la réunion était le changement du nouveau simetière daprais l’autorisation de Monsieur le Sous-Préfet en datte du premier août dernier. Le conseil municipal consi­dérant que la grande humidité nous mait dans l’impossibilité de pouvoir faire nulle sépulture, sans exposer le bourg de Moulin à une épidémie générale, ne pouvant creuser de fosse à plus de deux pied et demie de pro­fondeur en conséquant le conseil est unanimement d’avis de reprandre l’ancien simetière.»
– 7 février – M. Bourasseau muni d’une permission spéciale de Mgr l’évêque de Poitiers en date du six janvier précédent «rebéni solennellement l’ancien cimetière du bourg devenu place publique depuis la création du cimetière du calvaire le vingt sept août mil huit cent vingt huit»
19 août – Les membres du conseil municipal sont réunis au lieu ordinaire de leur séance, en vertu d’une autorisation de M. le Sous Préfet, datée du 17 juin, pour délibérer sur l’établissement d’une école primaire dans la commune
Vu que la commune ne possède aucun revenu.
«
Considérant que la commune ne possède aucun local propre à servir d’école et loger un instituteur.
2° – Considérant que d’après les charges dont elle est grevée comme le vote d’impôts extraordinaires
3° – Considérant qu’elle est de plus à la veille de se voir obligée de faire reconstruire en entier le pont des Morines sur le ruisseau de Louin communiquant de Moulins à Châtillon
4° – Considérant que d’après les déboursés à faire pour cette construction, il lui serait impossible de faire un fond malsain pour l’achat ou construction d’une maison
5° – Considérant que jusqu’à présent les personnes qui ont voulu faire instruire leur enfant ont eut le moyen à la Chapelle Largeau où il existe une école primaire
Sont d’avis : Que quoique bien pénétré de l’instruction de la jeunesse, ils ce soin, vu le défaut de ressources, dans l’impossibilité de satisfaire à leur désir et à ceux de leurs concitoyens pour l’établissement d’une école primaire et obliger de la remettre à un temps plus opportun.
»
1835
– 14 août – Décès de M. Isaac Poulain Lafontaine maire de Moulins. Jean Jacques Sicoteau marchand fabricant lui succède
– 24 novembre – Henri Alphonse VINCENT, est nommé instituteur de l’école laïque de garçon qui vient d’être créé
1836
– Mgr Jean-Baptiste Bouillé évêque de Poitiers ordonne que les villages ou hameaux dits de La Gelousière, la Borderie, le Grand Bois Gast avec leurs territoires respectifs soient et demeurent distrait de la paroisse de Moulins et réunis à celle de La Chapelle Largeau à laquelle ils appartiennent depuis les opérations cadastrales de 1811, afin d’accorder les juridictions temporelles et spirituelles.
Lettre de l’évèque
1837
– 23 juillet – A la demande de M. Cousseau de l’Epinay propriétaire du village de Bordevert, Mgr Jean-Baptiste Bouillé ordonne que le corps de ferme et son territoire, en deçà de la route de Châtillon à Chollet, soit distrait de la paroisse des Echaubrognes à laquelle il appartenait avant les opérations cadastrales et demeure réunis à celle de Moulins.
1838
– 18 juin – La foudre tombe sur le clocher, qui est fortement ébranlé, l’autel Saint Jacques est en partie détruit
– M. Sicoteau marchand fabricant reçoit la médaille de bronze du département des Deux-Sèvres à l’exposition de Niort, pour la fabrication de mouchoirs de poches en fil.

1841-1860

L’ancienne église de Moulins

1841
– 3 janvier – Un chemin de croix est érigé dans l’église de Moulins en présence de M. Jean-Baptiste Marchand prêtre missionnaire de Saint-Laurent-sur-Sèvre.
– 31 août – Erection et bénédicton d’une nouvelle croix par l’abbé Cousseau, directeur du Grand Séminaire de Poitiers, en présence de M. Bourasseau, prêtre desservant de Moulins, et de toute la paroisse.
12 décembre: Arrêté maunicipal concernant les oies.

1842
– 27 juillet – Bénédiction d’une chapelle dédiée à Sainte Philomène. Elle a été construite par M. Étienne Bouju, propriétaire cultivateur à la Robière, à l’intersection du chemin de Moulins à Saint-Pierre des Échaubrognes et du grand chemin de Moulins à Cholet. Mrg L’évêque donne l’autorisation d’y célebrer la messe 4 fois par an.

1845
– 10 juin – Baptême solennelle de la cloche Marie Barbe pesant 482 kg, fondu par M. Guillaume Besson d’Angers; la Fabrique l’a payée à raison de 3 fr. 60 le kilo, corde en main. Les parrain et marraine sont Jacques Sicoteau  et Marie Hérault veuve Guéry.
1849
– La construction du pont de la Voie par les ouvriers tisserands réduits au chômage permet aux usagers de l’ancien chemin de Châtillon à Cholet qui vont aux foires de cette ville pour vendre leur bétail, ou porter les pièces qu’ils ont tissées, de réduire leur parcours de 5 à 6 kilomètres. L’ancienne voie romaine qui reliait les deux villes est bientôt totalement abandonnée
1854
– Annuaire des Deux-Sèvres: Moulins- Superficie 963 hectares 59 ares 59 centiares. arrosée par le ruisseau du Louin. Terrain granitique. Froment, seigle, avoine, baillarge, orge, sarrasin, mil, pommes de terre, légumes secs, lin. Priaires naturelles et artificielles. Un moulin à eau. Une fabrique et plusieurs (en tout 120 métiers) pour la toile fine et les mouchoirs façon Cholet, dont on fait un grand commerce. On trafique aussi sur les grains et les bestiaux.
1856
– 9 novembre – Bénédiction de la chapelle Notre-Dame de la Salette par M. Bourasseau, curé de Moulins.. Elle a été construite par Mr Albert cultivateur à La Confrondière à la suite d’un voeu.
1857
– 4 janvier – Le conseil de Fabrique décide de la reconstruction de la flèche de l’église dont la nécéssité est reconnue.
1858
– 8 mai – Monsieur Coutolleau vend à la commune de Moulins, une horloge « bien conditionnée pour la somme de 600 francs ». Pour le paiement de cette horloge jugée indispensable, on souscrit un emprunt de 200 francs et on porte une somme de quatre cents francs au budget de 1859
Le même jour, M. Louis Pierre Bourasseau curé de Moulins, rend son âme à Dieu, après une longue maladie « supportée avec un grand esprit de foi et résignation », à l’âge de 67 ans. Depuis décembre 1856, il avait comme vicaire M. Fourreau.
– 24 mai – Installation du nouveau curé M. Pierre Benjamin Ayrault à la cure de Moulins par le doyen de Châtillon.
1859
– 5 février
Décès de Jacques Audebeau, propriétaire de l’église de la paroiise. Dans son testament daté du 18 août 1850 déposé à l’étude de M. Picherit  notaire à Châtillon, il fait lègue de cet édifice à la Fabrique de Moulins.
1860
– 10 août – Décès de Jean-Jacques Sicoteau, maire de Moulins. M. François Baptiste Célestin Cotillon, maréchal au bourg, lui succède.

1861-1880

1861
– Mlle Marie-Louise Bourasseau, soeur de l’ancien curé de Moulins, lègue à la Communauté de la Salle-de-Vihiers le terrain qu’elle possède à Moulins, sur lequel s’élève une maison déjà  connue sous le nom de « maison des Soeurs ». Les religieuses après beaucoup d’hésitations et de différends avec la municipalité qui s’inquiètent du coût de la scolarité pour les nombreuses familles pauvres de la commune, acceptent les conditions qui leurs sont faites et s’engagent à entretenir à perpétuité deux soeurs dont une fera la classe aux enfants pauvres, tandis que l’autre visitera les malades à domicile et leur prodiguera des soins sans contreparties financières.
1863
– 21 juillet – Publication du décret de Napoléon III autorisant l’ouverture de l’école libre de filles.
– 28 novembre – Deux jeunes religieuses, sœur Appollinaire et sœur Barbe, quittent la Salle de Vihiers pour se rendre à Moulins. Leurs cœurs sont aussi sombres que le brouillard épais qu’il fait ce matin-là, car pour la première fois elles quittaient le noviciat. Cet établissement avait été préparé sous l’influence et par les soins de M. l’abbé Pierre Ménard, curé de la Chapelle-Largeau, parent de Mlle Bourasseau. Le soir de leur arrivée, les Sœurs prennent leur souper chez les bonnes demoiselles Sicoteau qui leur font tant de politesses qu’elles en sont toutes confuses. Le dimanche suivant, veille de l ’ouverture de la classe, elles reçoivent la visite des enfants de Marie. Après les avoir complimentées, la présidente, leur remet la direction de la Congrégation, ce qui les embarrasse beaucoup, car à la vue de l’âge de la plupart d’entre elles et à l ’air de sainteté répandu sur leurs visages, elles s ‘inquiètent grandement, elles si jeunes, d’avoir à les diriger.
La Classe ouvre le lundi 30 novembre 1863 dans les locaux situés près de la rue, sui serviront plus tard d’atelier et en 1948 d’école maternelle.

École Notre-Dame

1865
– 29 mai – A la clôture des exercices du Jubilé, une nouvelle croix en bois, bénite par M. Maupillier curé doyen de Châtillon, est plantée sur le calvaire ordinaire/
1870
– Jean Vincent Guéry, célibataire, cultivateur à la Roche-Allon, succède à Célestin Cotillon comme maire de Moulins.
1871
– 6 octobre – Marie Besson, soeur Adrienne en religion, fait une demande pour l’ouverture d’une classe d’école enfantine à l’école Notre-Dame. M. le Maire vient se rendre compte de la conformité des travaux.
1875
– 27 juillet – Le Conseil de Fabrique de Notre Dame de Moulins constate que l’église paroissiale est insuffisante pour la population, chaque dimanche un grand nombre de personnes sont obligées de rester sous les galeries. L’’église menace ruine, un contrefort d’angle du chœur est lézardé de haut en bas, le mur du bas-côté touchant à la place devient de plus en plus difforme. En conséquence le conseil décide à l’unanimité l’urgence de la reconstruction de l’église paroissiale. Pour le plan et le devis il s’adresse à M. Tessier architecte demeurant à Beaupréau.
1876
– 30 janvier – Bénédiction de la Croix du Bas Puy-Albert, élevée par le fermier du lieu Pierre Charrier à la suite d’un vœu.
1877
– Mars – Démolition de la vieille église.
Pendant les travaux de reconstruction il a été prévu de célébrer les offices dans la chapelle Ste Anne située dans l’enclos de l’école Notre-Dame.
Pour la circonstance la petite chapelle des sœurs a été agrandie et aménagée pour recevoir une partie des paroissiens. Un préau dans la cour, servira d’abris en cas d’intempérie à ceux qui ne pourront entrer dans la chapelle trop petite..

La chapelle Sainte-Anne (détruite, proche de l’école)

– 8 avril – L’adjudication pour la construction de l’église paroissiale est attribuée à M. Mondy entrepreneur à Cholet pour la somme de 49.987 fr.95.
– 11 juin – Pose de la première la première pierre de la nouvelle église en présence de nombreux prêtres du canton, de deux pères missionnaires de Saint-Laurent, du Conseil de Fabrique et d’une partie notable de la population de la paroisse.
– Juin – Projet d’ouverture d’une école libre de garçons dirigés par les frères de Saint-Gabriel. M. le curé Airault propose à la communauté, le Grand-Logis situé face à l’école Notre-Dame.  Ce bâtiment appartenant à la famille Sicoteau est considéré comme étant le plus approprié pour ouvrir une école. Ce projet est abandonné.
1878
Le Conseil de Fabrique et M. le Curé constatent que ni l’architecte, ni l’entrepreneur, n’ont respecté le devis établit, et leurs désirs de remplacer certains matériaux comme le tuffeau par du granit moins cher. Les matériaux employés pour la volige et la maçonnerie du clocher sont de mauvaise qualité.
L’entrepreneur M. Mondy dépose une plainte près du sous-préfet. Pendant quelques mois le chantier est abandonné, puis les querelles et les travaux reprennent leur cours.
Les travaux de construction exécutés par M. Mondy s’élèvent à 54.134 fr. 41. Ils sont financés par la vente de plusieurs propriétés dont disposait la Fabrique, par l’emprunt, et par la charité des fidèles, dont la majorité composée de tisserands est très pauvre.
1879
– Projet d’élargissement de la route de Châtillon à Cholet, passant par St Jouin, Moulins et Loublande.
– Les maires du canton se réunissent à Châtillon, pour la répartition des fonds alloués par le Parlement afin de soulager les misères causées par la rigueur de la saison. 43 fr. 45 sont attribués à Moulins
1880
– 4 avril – Le Conseil de Fabrique ju­gent prudent et même nécessaire d’introduire les fidèles dans la nouvelle église abandonnée par les ouvriers depuis 6 mois et d’y célébrer les « Saints Mystères », demande à M. le Préfet, l’autorisation d’ouverture au culte.

L’église (vers 1960)

– 6 juin, fête du Sacré-Cœur de Jésus, je soussigné L. M. Courtin curé doyen de Châtillon, autorisé par l’autorité diocésaine, ai solennellement béni la nouvelle église de cette paroisse en présence de toute la population heureuse d’en prendre possession.
– 11 septembre – M. Vincent Guerry maire de Moulins, demeurant à la Chauvelière décède presque subitement. M. Jacques Normandin charpentier au bourg lui succède à la tête de la commune.
26 décembre – Bénédiction du calvaire de la Confrondière par M. Ayrault curé de Moulins en présence de plusieurs missionnaires expulsés de leur communauté de Saint-Laurent-sur-Sèvre et d’Issoudun, venus prêché une retraite aux habitants de la paroisse.

1881-1900

1882
–  Vente et démolition des ruines du vicariat incendié à la Révolution.
– Destruction du vieux pont Bénétreau et construction d’un nouveau pont (pont de la Rivière) à l’est de la rivière de l’Ouin à l’extrémité du gué.
1883
– Bénédiction de deux cloches fondues par les établissements Bollée fondeurs et accordeurs au Mans. Elles sont offertes : l’une par Basile Hérault et Marie Louise Hérault femme Hérissé, l’autre par Louis Boissinot et Véronique Bignonet veuve Sicoteau.
1884
– 11 mai – Bénédiction et installation du Chemin de la Croix dans la nouvelle église. Les 14 stations sont offertes par les paroissiens les plus aisées.
– 13 octobre – Consécration de la nouvelle église paroissiale, par Mgr Bellot Des Minières, évêque de Poitiers en présence de nombreux prêtres et de tous les paroissiens.
– 1885
28 juin – Une statue de la Notre-Dame de Lourdes est érigée sur un piédestal sur le site de la Corbelière

Statue Corbelière

La Corbelière

1887
– 19 décembre – Décès de M. Pierre Benjamin Ayrault, curé de Moulins, après une brève maladie.
1888
– Installation de Joseph Roy à la cure de Moulins
– Construction d’une école laïque de garçons, d’un logement pour l’instituteur et d’une « chambre » pour la Mairie.

Ancienne école – Aujourd’hui mairie annexe

1890
– 23 juin – Donation par les frères Boissinot, métayer au Haut Puy-Albert, d’un terrain pour l’installation d’un nouveau cimetière.
Les murs de clôtures sont construits par les habitants de la commune qui prêtent bénévolement leurs charettes, leurs animaux ou leurs bras.
1891
-29 juin – Bénédiction du nouveau cimetière.
1892
– Un incendie s’est déclaré le 28 mai dernier vers 1 heure du soir dans une maison habitée par les époux Bondu. Ayant dû s’absenter, ils avaient laissé leurs 3 enfants dont l’aîné n’a que 5 ans… Alexis Bondu n’étant pas assuré, tombe du coup dans la plus profonde misère. C’est grâce à M. le Curé et M. le Maire qui ont pris l’initiative d’une quête que cette famille va pouvoir reconstituer sont petit ménage (pas de blessés.)  (src: Intérêt Public).
Articles Le Mémorial de l’Ouest et Le Courrier de la Vienne et des Deux-Sèvres
– 25 septembre – Pèlerinage du Canton de Châtillon à Saint-Laurent pour obtenir la pluie. Du 1er mars au 17 mai, il n’est pas tomber pas une goutte de pluie. Juin, juillet, août et septembre sont très chauds et secs. Les mares et presque touts les puits sont taris. Par contre, les de fruits sont extraordinaires pour la qualité la quantité et la précocité. Dans les fermes, on les prépare pour les faire distiller et avoir de l’eau-de-vie.
1899
– Mission du 14 octobre au 1er novembre 1899 prêchée par deux pères lazaristes de la maison d’Angers clôturée par l’érection d’une croix en bois monumentale ornementée d’un magnifique Christ en fonte bronzée blanc, elle a été plantée sur le calvaire de la paroisse à la place de celle plantée par M. l’abbé Ayrault laquelle était tombée en juillet 1896.
1900
– Célestin Audouit marchant grainetier élu maire de la commune de Moulins.

(1) – Les cahiers de doléances sont des registres dans lesquels les assemblées chargées d’élire les députés aux États généraux notaient vœux et doléances. Cet usage remonte au XIVe siècle retour
(2) – Les colonnes infernales sont les opérations menées par les armées républicaines du général Turreau lors de la guerre de Vendée (1793 – 1796), en France, afin de détruire les dernières troupes vendéennes.(*) retour
(3) – Jean-Pierre Boucret, né le 16 mai 1764 à Paris, mort le 17 août 1820 à Orléans est un général français(*).Commandant de la 5eme colonne infernale qui ravagea Moulins retour
(5) – Le concordat ou régime concordataire est le régime organisant les rapports entre les différentes religions et l’État en France de 1801 à 1905, à la séparation des églises et de l’État.(*) retour
(6) – La Touche-Salboeuf, ancienne ferme de Moulins, passée sur la commune de Mauléon en 1964. retour
(7) – Le terme « Fabrique d’Église » désigne à l’origine une assemblée de clercs auxquels se sont ajoutés, depuis le Concile de Trente (1545-1563), des laïcs, chargés de l’administration des biens de la communauté paroissiale.(*)retour
(*) wikipedia
Le 20e siècle

1901-1920

1902
– 28 janvier – Naissance à la Boistaudrie d’Aristide Cailleau peintre de renommé internationale
– 13 avril – Installation d’une Piéta en fonte dans la grotte située à la base du calvaire de la paroisse. Après une semaine de retraite prêchée par R. P. Renault, Lazariste d’Angers.
1904
– 4 mars – Décès de M. Joseph Roy curé de Moulins. Il avait fait installer dans l’église paroissiale, les vitraux relatant la vie de la Vierge. En 1902, il écrit à la demande de l’évêque une « Histoire religieuse de la paroisse de Notre Dame de Moulins depuis la révolution jusqu’à la fin du XIXème siècle ».
20 mars – Installation de M. Louis Biteau à la cure de Moulins.
1906
Le jour fixé pour l’inventaire de l’église de Moulins était le 5 mars 1906. Au jour dit le receveur des domaines de Châtillon, M. Ametau, qui mourut deux mois après se présentait pour faire le dit inventaire; mais devant l’attitude hostile et menaçante de toute la population présente, il dut se retirer sans avoir put accomplir son œuvre. Mais le gouvernement ne voulait pas reculer et le 7 mars un nouvel agent des domaines se présentait escorté d’un commissaire spécial protégé par 600 hommes de troupe. La résistance était impossible. Les portes de l’église solidement barricadées quelques jours auparavant ne furent point forcées; on pénétra par le presbytère dont le portail fut brisé. Les appartements de M. le Curé, envahis par la troupe; La porte de son bureau enfoncée; à son tour le jardin est envahi. Là une porte fait communiquer avec l’église et la sacristie. Cette porte solidement barricadée est elle-même enfoncée; la force armée envahit l’église et la sacristie; l’inventaire ne dure que quelques minutes; ce ne fut qu’un simulacre; mais la loi avait eu le dernier mot. La police se retira emmenant trois prisonniers enchaînés, ils furent immédiatement conduits à Bressuire ou deux d’entre eux, Florent Simmoneau et Paul Dumagné, ne firent que passer la nuit; Le troisième et le plus jeune Joseph Hufteau subit un jugement et fut condamné à 48 heures de prison; à son retour il fut reçu triomphalement par ses compatriotes. Signé : L. Biteau prêtre, curé de N.-D. de Moulins.
– 30 septembre – La Vierge de la Corbelière est peinte aux couleurs de Notre-Dame de Lourdes.
– Fin de l’année – M. Audouit maire de la commune est suspendu de ses fonctions pour avoir raccroché le crucifix dans l’école publique de garçons.
1907
– 7 avril – Sœur Moïse, arrivée à Moulins le 28 juin 1881, est décédée le 7 avril 1907 et inhumée le 9 au cimetière de Moulins
– 14 avril – Stanislas Martin charpentier élu Maire de Moulins, après la suspension administrative de M. Audouit
– 30 juillet – Suite aux Inventaires du 5 mars 1906, main mise sur les biens de la paroisse par le receveur de Châtillon.
1908
– 4 janvier – Tremblement de terre à l’lle-d’Yeu : « Tous les habitants sont sortis de leurs maisons dans la crainte d’être écrasés sous leurs ruines ».
– 17 mai – Célestin Audouit grainetier retrouve sa place à la tête de la commune.
1909
– 31 juillet – Décès de sœur Apollinaire directrice de l’école libre de filles depuis 1863, elle est inhumée au cimetière de Moulins.
1911
– Le gouvernement contraint la commune de Moulins à construire une école laïque de filles. Après plusieurs années de refus, et avec beaucoup de réticence, le conseil municipal fait établir les plans les plans sont dressés par M. Bénaitreau architecte à Cholet. Le 9 mars 1911, le Sous-Préfet annonce la laïcisation de l’école publique de filles enfin terminée, les institutrices sont nommées, mais aucune fillettes de Moulins ne fréquentera l’école de la République

École des filles (salle A. Vion aujourd’hui)

– 9 mars – Le maire vient annoncer aux religieuses l’ordre de fermeture de l’école Notre-Dame. Sœur Thomas et sœur Aimée quittent Moulins. L’école maternelle continue dans l’immeuble appartenant à la Communauté, mais le 31 mai Monsieur le Maire, vient annoncer sa fermeture pour le lendemain. Trois semaines plus tard une garderie s’ouvre dans le même local.
Refusant la laïcisation de l’école libre de fille, des pourparlers sont engagés par le curé et les habitants pour trouver un local afin que les religieuses puissent continuer à enseigner. On se décide pour la construction d’une nouvelle école, sur un terrain donné par Mlle Lucie Normandin religieuse carmélite à Poitiers. L’école est construite durant les mois d’été, et à la rentrée scolaire, deux Sœurs sécularisées Mlle Marie (Sœur Jean-Maurice) et Mlle Marie (Sœur Jean-Marie) prennent di­rection de l’école de filles dans le local neuf, où elles reçoivent toutes celles qui ont quitté l’école à Pâque
1914
– Annuaire du département des Deux-Sèvres.
Moulins, 6 kil. de Châtillon-sur-Sèvre, 28 kil. de Bressuire, 82 kil, de Niort, 782 hab., 964 hect. – Poste de Châtillon-sur-Sèvre (6 k.), Gare de Châtillon-Saint-Aubin (7 kil.), Tph. de Châtillon-sur-Sèvre (6 kil.).
Maire:  Audouit. – Adj. Baudry. – Cons. Mun. – Hérault, Turpault, Hérault J., Audouit, Albert, Baudry, Martin, Normandin, Bazin, Hérault A., Ménard F.
Sec. Mai. M. Gabillaud. – Curé M. Biteau. – Institut. : M. Cabillaud. – Institut. : Mme Barritaud. – Institut. libre Mme  Boussion. – Garde champ. : M. Charbonneau. – Rec. bur.- Châtillon-sur-Sèvre. — Bur. de tab.: M. Hérisset.
Société récréative. Presid M. Cousin.
Bureau de bienfaisance.- Commission administrative. Président: M. le maire de Moulins. – Membres: MM. Bazin Paul, Vivion D., Grégoire Louis, Hérault A., Bouju Louis. Ordonnateur Vivion.
Commerce et Industrie: Blanchiss. Martin. – Boucher: Geindreau. – Boulang: Supiot. – cabaretiers : Chauveau, Bouju, Brosseau, David, Revaud, Thomazeau. – Charp. Normandin Paul, Martin Stanislas. – Cordon. Baudry, Loiseau. – Epic.Albert, Bouju, Brosseau, Chauveau, Gabilly C., Revaud. — Entr. de tr. pub. Normandin. – Ferblantier: Bouju. – Forgerons : Pacreau Raphaël, Simonnet Pascal. – Grainetier: Audouit. – Hongreur Revaud. –Maçons: Gabilly, Vertadier. – Maréch. Pacreau, Simonnet. – Merciers Albert, Brosseau, Gabilly, Vion Vve.
Moulin : Dubreuil. – Tailleur d’habits: Brion Auguste. – Voituriers : Bouju H., Bouju J.
1916
– Achat et installation d’une bascule publique sur la place près de l’église paroissiale.
1917
– Henri Baudry cordonnier et chantre de la paroisse est élu Maire de Moulins.
1919
– 28 février – Inhumation au cimetière de Moulins de M. Louis Biteau ancien curé de la paroisse, décédé le 27 à la maison de retraite des vieux prêtres de Poitiers.
– Installation de M. Gustave Prosper Joubert à la cure de Moulins par le doyen de Châtillon.
– Narcisse Gabillaud est élu Maire, il est instituteur à Moulins et secrétaire de Mairie depuis son arrivée dans la commune en 1884

Narcisse Gabillaud

1920
– 23 mai – Sépulture de M. Célestin Audouit ancien Maire de Moulins, décédé à St Laurent où il s’était retiré.
– 19 juillet – Arrivée de la statue de Bambina (Vierge bébé) commandée par la directrice de l’école d’asile (maternelle) sœur Marie Félicie. La religieuse n’ayant pas l’argent pour acheter la reproduction de cette Vierge milanaise, elle demanda aux familles de participer. Les fonds furent réunis grâce aux enfants qui se mirent à collecter les vieux timbres et les mères qui vendirent leurs cheveux.

La Bambina

La statue placée d’abord placée dans la classe de la religieuse, fut ensuite transportée dans la chapelle Sainte-Anne. Aujourd’hui se trouve dans l’église paroissiale. Elle était invoquée par les jeunes mamans sur le pont d’accoucher, ou lorsqu’elles avaient des enfants malades.
– 28 juillet – Considérant que le premier devoir de l’autorité municipale est d’assurer par l’action d’une police vigilante le repos et la sécurité des citoyens. Arrêtons:
Art 1 – Il est interdit à tout conducteur de véhicule automobile de circuler dans le bourg de Moulins, à une vitesse de plus de 12 kilomètres heure.
Art. 2 – Les contraventions au présent arrêté seront constatées par des procès verbaux et, poursuivies conformément aux lois. Le Maire- N. Gabillaud.
15 novembre 1920 – Création d’une SOCIETE DE SECOURS MUTUEL pour les combattants et anciens soldats

1921-1940

1921
– Janvier – La classe enfantine de Moulins, ainsi que l’école publique des filles, n’étant fréquentée par aucun élève, l’emploi d’adjointe est supprimé
– 2 avril – Le marquis Des Brettes vend la Touche Salbœuf  au docteur Fruchard.
– 21 avril – Un monument à la mémoire des Enfants de cette paroisse morts pour la défense de la Patrie a été inauguré dans l’église. Le nombre des soldats de cette paroisse morts pour la patrie est de 39 sur une population de 700
– 11 juin – Décès de Henri Baudry chantre de la paroisse depuis 50 ans et ancien maire de Moulins
– 29 mai – Le Conseil Municipal décide le rattachement de la commune au réseau d’utilisation de circuit téléphonique pour la transmission des télégrammes, et souscrit aux conditions imposées.
– 6 juillet – Vu la sécheresse et l’urgence le conseil municipal décide le forage d’un puits et l’achat d’un élévateur d’eau, pour alimenter plusieurs maisons du quartier de la Boisteaudrie en sont privées.
30 septembre –
Nous Maire de la commune de Moulins Arrêtons:
Art 1 –  II est défendu aux laveuses d’accéder au lavoir public le mardi jour de nettoyage et de remplissage du lavoir
Art 2 – Le seul linge bouilli et lessivé sera lavé le mercredi
Art 3 – On pourra procéder au décrassage du linge du jeudi matin au lundi soir de la semaine suivante
Art 4 – Les contraventions au présent arrêté seront constatées par des procès verbaux, et poursuivies conformément aux lois.
5 octobre – L’administration approuve le transfert de l’école des garçons dans les locaux inoccupés de l’école publique de filles
1923
– 11 février – Le conseil municipal de Moulins manifeste le désir de faire partie du syndicat intercommunal constitué pour l’exploitation du secteur électrique de Châtillon-Les-Aubiers et demande que la principale arête du réseau qui serait d’ailleurs la plus courte passe entièrement sur le territoire du département des Deux-Sèvres. De la Renolière du Puy St Bonnet à Châtillon-sur-Sèvre eu exploitant les agglomérations du Puy-St-Bonnet, Loublande, Moulins et par des branchements secondaires les autres communes de N. V. du canton de Châtillon.
1924
– 22 novembre – Arrêté municipal – Il est défendu sans autorisation écrite du maire de déposer bois, matériaux, décombres, tuileaux, verres, débris de constructions an lieu de stationnement des nomades ainsi que dans les fossés des routes et les encoignures des places publiques. De laisser le purin s’écouler devant les portes, de jeter sur les chemins principaux et secondaires : urines, ordures ménagères, reste de cuisine et autres matières fermentables dont les émanations nauséabondes et malsaines engendrent des maladies contagieuses

1925
– 18 juin – Décès à la suite de longue maladie de Narcisse Gabillaud maire de Moulins et ancien instituteur
– Paul Bazin cultivateur élu Maire de Moulins
– M. Gustave Prosper JOUBERT curé de la paroisse depuis 1915, démissionne pour raison de santé, il se retire à Châtillon sur-Sèvre.
23 août – Installation du nouveau curé M. Théodomir Pelletier par le curé doyen de Châtillon. Ses futurs paroissiens malgré un temps menaçant, attendent son arrivée à la Corbelière, et l’accompagne jusqu’à l’église.
1926
– 26 décembre – Clôture de mission et bénédiction des statues de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de Saint-Hilaire.

L’église de Moulins

1928
– 27 mai – Erection du Chemin de Croix dans la chapelle Ste Anne en remplacement d’un autre détérioré.
1929
– M. Pelletier curé de la paroisse demande aux religieuses de réintégrer l’école Notre-Dame et aménage le bâtiment construit en 1911 en salle de théâtre.
1932
– Mlle Augustine Vion créer une entreprise de tricotage pour favoriser l’emploi des femmes.
– 14 novembre – Arrêté municipal:
Art 1 – A l’avenir et sans préjudice des droits acquis il ne pourra être établi dans la commune de Moulins aucun café, cabaret, ou débit de boisson à moins d’une distance de 70 m de l’église, des écoles primaires et autres établissements d’instruction publique. Celle distance sera pour le cimetière de 300m.
Art 2 –  La distance sera calculée à vol d’oiseau de l’emplacement de chaque débit à l’emplacement de chaque établissement ou édifice énuméré ci-dessus.

1935
– Création de la clique de Moulins par l’association des anciens combattants, 15 musiciens composent le groupe, dirigé par Henri Martin.
1936
– Augustine Vion créer une entreprise de confection qui sous-traite pour les Etablissements Aubert et Delaunay.
– 27 décembre – Clôture de mission, une croix de ciment remplace l’ancienne croix de bois du grand calvaire.
1937
– Clément Revaud marchand de produits vétérinaires est élu Maire de Moulins, après le décès de M. Bazin

1941-1960

1941
– 22 septembre – Ouverture de l’école libre de garçons avec M. Fernand Charrier pour instituteur.
– 5 octobre – Bénédiction de l’école libre du Sacré-Cœur ouverte le 22 septembre par Mgr Mesguen évêque de Poitiers
1943
– Fermeture de l’école publique de garçons
1945
– 29 avril – Après la loi autorisant le vote de femme l’année précédente, Augustine Vion est élue conseillère municipale au second tour de scrutin. Une chanson est composée pour la circonstance.

Augustine Vion

1946
– 25 décembre  – Clôture de la mission prêchée  et installation de la statue du Sacré-Cœur
1947
– La Clique des Meuniers de Moulins remporte, un premier prix d’excellence et un premier prix d’honneur à Saumur.
1948
– La Société Choletaise de Tissage (Etablissements Aubert) construit sur les terres des Grandes Garennes, une usine comprenant une teinturerie, un tissage et un atelier de confection.

Usines

– 11 mai – Arrêté municipal :
Les véhicules automobiles ne devront pas dépasser dans l’agglomération de Moulins la vitesse de 30 km heure
8 juillet – Incendie
Un gigantesque incendie détruit les annexes de l’usine de M. Aubert. Les dégâts sont très élevés Rien ne semblait vendredi matin pouvoir troubler la quiétude dans laquelle se trouvait notre bourgade. Les dernières voitures se rendant au marché de Châtillon étaient passées, ouvriers et ouvrières s’affairaient dans les divers ateliers. Vers 11 heures précise, Mme Martin Marie-Ange qui se trouvait dans sa cour aperçut de grandes flammes qui s’élevaient au-dessus des anciens ateliers de confections appartenant à M. Aubert, situés en plein centre du bourg. Elle donna immédiatement l’alerte. Des équipes s’organisèrent pour limiter les dégâts en attendant les pompiers. On retire ce qu’on peut des flammes, on vide les appartements avoisinants et la rue n’est bientôt plus qu’un amas de meubles, de linge, etc… Les pompiers de Châtillon arrivent sur les lieux, puis ceux de Cholet, enfin ceux de Bressuire. L »incendie avait déjà pris de gigantesques proportions gagnant les appartements particuliers de Mlle Vion directrice de l’usine. En quelques heures grâce à la célérité remarquable des sapeurs pompiers on fit la part du feu et tout danger d’extension du sinistre fut définitivement écarté. Néanmoins les dégâts sont considérables. L’ancien atelier transformé depuis peu en magasin est complètement détruit avec toutes les marchandises qu’il contenait. Les bâtiments de Mlle Vion qui servaient de dortoir et de réfectoires pour quelques dizaines d’ouvrières qui prenaient pension sur place, sont également presque entièrement détruits, puisque la toiture et le premier étage se sont effondrés. Cet incendie serait du à un court-circuit.
– Courrier de l’Ouest
1952
– En décembre Joseph Fièvre cesse son activité, il est le dernier tisserand à travailler dans cave. Il s’éteint le 15 janvier suivant à l’âge de 77 ans.

M. Fièvre à gauche

1953
– Démission de M. le curé Pelletier qui se retire à la maison des vieux prêtres de Poitiers.
– Août – Installation de M. Joseph Guilloteau à la cure de Moulins
Décembre – Licenciement de 40 personnes à l’usine Aubert
1954
– Janvier – Parution du 1er numéro du bulletin paroissial « Chez-Nous »

– Septembre – Appel au bénévoles pour la construction d’une salle paroissiale.

1955
– 6 mars – La Troupe Théâtrale mixte de Moulins donne de nouvelles représentations de « Cœur sur la Croix » dans la nouvelle salle paroissiale qui vient d’être terminée
– 3 mai – Bénédiction de la salle paroissiale construite par des bénévoles derrière l’école du Sacré-Cœur (aujourd’hui salle Joseph Guilloteau)
– 3 septembre – Monsieur le maire fait connaître au conseil que M. Delaunay industriel à Cholet a fait une demande de location d’une salle de classe pour un an environ, afin de faire travailler un certain nombre de femmes et filles pour sa confection, en supplément de celles qui travaillent à domicile. Si son affaire réussie M. De­launay, fera construire un petit atelier sur un terrain qui lui sera vendu. L’atelier terminé, il évacuera la salle qui lui aura été louée moyennant un prix fixé par le Conseil, ultérieurement cette salle serait remise en état à son évacuation
– 8 septembre – Bénédiction de l’ex-voto de reconnaissance des prisonniers de guerres, placé au-dessus de la fontaine de la Corbelière. Il représentant une église coulée en béton couverte d’ardoise et ornée de vitraux. Cet ex-voto est l’œuvre de Marcel Martin et de Gilles Bouju.

1956
– Création du réseau d’eau potable
<1957
– Dimanche 17 février – séance de variétés vraiment agréable par les Trinitaires de Châtillon, sous la présidence de M. Emile Bressolette pour accorder aux « Meuniers de Moulins » la médaille de dévouement fédéral à M. le Maire, 4 médailles d’argent à Henri Martin, R. Tisseau, M. Haye, M. Grolleau pour 20 ans de service et la médaille de vermeille à J. Bitton pour 25 ans de service à la F.S.F. Toutes nos félicitations aux heureux bénéficiaires.

– Dimanche 3, mardi 5, samedi 9, dimanche 10 mars : Interprétation de « La voleuse d’enfants » par la Troupe théâtrale de Moulins
– Dimanche 9 juin : Séance de variétés par les jeunes, pour leur salle de jeune.
– Août – Electrification du clocher par M. Bodet ingénieur électricien pour la somme de 80.000 fr., et achat d’une horloge neuve.
– 19 septembre Basile Hérault cultivateur élu Maire de Moulins.
Dimanches 15 et 22, mercredi 18, samedi décembre : Représentation du « Comte de Monte-Cristo » par la Troupe théâtrale de Moulins.
1958
– 15-16-18 février – Nos sympathiques “Meuniers de Moulins” ont donné une séance de variétés avec le concours de Bébert Bertonneau, Bernard Hay et Yvon Berthelot de Châtillon, ainsi que du sympathique duo de La Chapelle avec guitare. Cette séance est au profit du prochain concours festival à Paris les 5 et 6 juillet pro­chain auquel les Meuniers se préparent à participer.
Dimanches 9 et 16, mercredi 12 mars : La Troupe théâtrale mixte de Moulins interprète « L’affaire du Courrier de Lyon. ».
– 1er mai – Création de l’Association de l’Aide Familiale Rurale, Moulins- La Chapelle-Largeau
– 5-6 juillet – La Clique des Meuniers de Moulins connaît la gloire à Paris lors du concours organisé à l’occasion du soixantième anniversaire de la F.S.F, (Fédération Sportive de France) elle obtient un prix d’excellence, un prix d’honneur et un prix de direction. C’est la grande émotion avec le défilé des 70 Meuniers sur les Champs Elysées sous la direction de Joseph Biton, chef de musique.

– 31 août – Tous les jeunes du canton de Châtillon se sont donnés rendez-vous à Moulins pour leur fête d’été. Le matin à la messe on a chanté ensemble la Messe du Peuple Chrétien. Une ambiance magnifique avec beaucoup de recueillement. L’après-midi, les meuniers de Moulins participèrent au défilé costumé avec les chars de la Hollande, le Tyrol et l’Ecosse.
– Septembre – Réparations à l’école des filles – Je (M. le curé) me dirigeai vers l’école des filles. C’est là que je vis la classe de Sœur Marie-Imelda où il fallait loger une table supplémentaire dans une salle déjà trop encombrée. Il fallait de toute nécessité trouver une solu­tion. Après accord avec les religieuses sur un plan d’ensemble nous avons supprimé la buanderie, et pris 2 m 60 dans le réfectoire. Les élèves de sa classe rentreront 8 jours après la rentrée. II a fallu faire sauter un mur et ouvrir une porte, les décombres ont permis d’allonger la cour. La cloison qui séparait le réfectoire de la buanderie sépare maintenant le réfectoire de la classe, les peintures sont refaites, le plafond arrangé. La charpente sera tenue solidement. Désormais les petites auront du plaisir à aller en classe.
– 28 septembre – Référendum pour la constitution de la 5ème République. A Moulins le résultat est de 342 oui, et 2 non. Le canton de Châtillon-sur-Sèvre est le champion de France des oui, avec 98,616 %.
– Octobre – Fermeture de l’usine de chaussures Henri Martin, le matériel est vendu aux enchères
1959
– 3 janvier – Décès à l’âge de 32 ans, de Jean Hay notre sympathique coiffeur.
– Dimanche 25, mercredi 28, et samedi 31 janvier, dimanche 1er, et 8, samedi 7 février, la Troupe théâtrale de Moulins interprète « Les Deux Orphelines. »
1960
– 1er avril – Implantation de la Société Ariel pour la confection de vêtements militaires 

1961-1980

1961
– 30 juillet – Le conseil municipal décide l’achat d’un terrain de sport. Le choix se porte, sur le Champ du Bourg cadastré n° 248 section A Puy Albert.
– Représentation théâtrale de « La Joueuse d’orgue» par la Troupe mixte de Moulins
1962
– 14 février -Monsieur le maire fait connaître au conseil que M. Allereau industriel à Cholet a fait une demande de location d’une salle de classe afin de former un atelier qui comprendrait au début une dizaine d’ouvrières.
-Dimanche 21, mercredi 24, samedi 27, et dimanche 28 février : La Troupe théâtrale mixte de Moulins interprète « La Porteuse de pain. »
1963
– Mars – Représentation du « Petit Jacques » par la Troupe théâtrale mixte de Moulins
– Juillet – La société Ariel devient Cotariel, l’usine de Moulins va désormais fabriquer des vêtements d’enfants pour la marque « Carabi » et de vêtements pour dame pour la marque Marie-Bonheur ».
1964
– 24 avril – Par arrêté préfectoral, la ferme la Touche Salbœuf  et ses dépendances sont rattachées à la commune de Saint-Jouin-sous-Chatillon.
– 16 août – Fondation de l’association « Section d ‘éducation populaire Les Meuniers de Moulins » conforme à la loi du 1er juillet 1901.
Cette association a pour but de développer les sports, activités culturelles, et l’éducation populaire. Son siège social est à la Salle des fêtes de Moulins.
22 septembre – Création d’une équipe de Football avec comme président M. Baptiste Samson.
1965
– Mars – Installation du réseau d’égouts, ceci donnera à notre petit patelin l’avantage de ne plus voir certains coins verglacés de la grand’rue l’hiver, et un aspect plus propre et plus hygiénique. (Extr. Chez-Nous).
1966
– Marcel Cardin instituteur élu maire de Moulins
1967
– 3 février – Création du Comité des Fêtes de Moulins
1968
Mai – Fermeture des Etablissements Cotariel
– 1er septembre – Installation des établissements Idéal-Cuir dans les locaux laissé vacants par la société Cotariel.
1970
– Juillet – Départ de Sœur Joseph à Moulins depuis 40 ans et de Sœur Marie Immelda à Moulins depuis 17 ans.

Soeur Josephe, la plus grande, et soeur M. Immelda, la plus petite.

– 15 novembre – Décès d’Augustine Vion à l’âge de 85 ans un moulinais disait d’elle le jour de sa sépulture « La France à perdu De Gaulles, Moulins à perdu son petit De Gaulle. ».
1971
– Saison 1970 – 1971 – Les footballeurs “ les Meuniers de Moulins ” accèdent en promotion de 2ème division
1972
– 7 septembre – Tremblement de terre de 5,6 sur l’échelle de Richter, l’épicentre se situe à Oléron.
– 21 novembre – Les Communes de la Chapelle Largeau, Loublande, Moulins, Rorthais, St-Amand-sur-Sèvre, Le Temple, St-Aubin-de-Baubigné sont associées à la Commune de Mauléon. Fusion effective à partir du 1er janvier 1973.
1973
– Samedi 31 mars, samedi 7 et 14 avril, dimanche 8 et 15 avril : Interprétation de « S.O.S. en Méditerranée » par la Troupe théâtrale mixte de Moulins.
1974
– La Troupe théâtrale mixte de Moulins interprète avec succès « Rouget le Braconnier ».
– Démolition du presbytère et reconstruction d’un nouveau logement.-
– Construction de la station d’épuration
– Achat du terrain pour l’implantation de la 1ère tranche du lotissement de Bel Air.
1975
– Samedi 15 et 22 février, dimanches 2 et 9 mars, samedi 8 et 15 mars : Reprise de « Rouget le Braconnier ».
– Clément Froger cultivateur élu Maire délégué de Moulins
1977
– Représentation des « Misérables » par la troupe théâtrale
– Jean Claude Davoust, typographe élu Maire délégué de Moulins
– Saison 1977-1978 L’équipe de Foot de Moulins remporte la coupe Saboureau.
1978
– Samedi 18 et 25 février 1978 et dimanches 19 et 26 février 1978 : Reprise des « Misérables ».
– 18 mars – Premier critérium cycliste professionnel Mauléon-Moulins.
1979
– Saison 1978 – 1979 – Les footballeurs “ les Meuniers de Moulins ” accèdent en de 2ème division
1980
– 7 novembre – la croix du clocher est descendue par un spécialiste et remplacer la semaine suivante, par une neuve surmonter d’un coq.
– 22 et 23 novembre – Célébration du centenaire de l’église paroissiale

1981-2000

1982
– 5 juin – Inauguration officielle du terrain de football en présence de M. Fruchard conseiller général et maire du Grand Mauléon et de M. Davoust maire délégué de Moulins.
– Saison 1981 – 1982 – Les footballeurs “ les Meuniers de Moulins ” accèdent en promotion de 1ère division
– 2 décembre – Décès de notre centenaire, M. Joseph Bouju, était né le 17 mars 1881 à la Chaponnière, cet ancien agriculteur exerça aussi la profession de voiturier.

1984
– septembre – Départ en retraite de Mme Léa Eas institutrice à l’école du Sacré-Cœur depuis 1956, puis directrice à l’école Notre-Dame depuis 1970.
1985
– 5 mai – Inauguration, quelques jours avant le quarantième anniversaire de l’Armis­tice d’une stèle dédiée aux morts de toutes les guerres. La commune de Moulins n’avait pas de monument aux morts, cette lacune est com­blée.
–  Ouverture d’une bibliothèque annexe de celle de Mauléon.
1986
– Ouverture d’une nouvelle cantine scolaire pour 22 petits demi-pensionnaires de 3 à 11 ans
1987
– Janvier – Il neige et la température descend jusqu’à -15°,4 le 17 janvier. Pendant trois jours (27, 28 et 29 janvier) les arbres sont prisonniers d’une carapace de la glace. La nature scintille, mais elle est fragile comme le cristal. Les branches des arbres, les câbles électriques ou téléphoniques se rompent sous le poids de la glace. Pen­dant plusieurs jours de nombreuses communes de la région sont privées de courant.
– Construction des 4 premiers logements HLM de la commune
1988
– 13 décembre – Bénédiction de la cloche « Assomption » par Monseigneur Dagens, évêque coadjuteur de Poitiers.

1989
– 25 février -La neige provoque un carambolage de 9 voitures près de Mauléon.
– « Il est rare d’enregistrer des températures de 23°, un 27 mars, dans notre région. II est aussi rare d’enregistrer des températures de 1° le 4 avril. Et il est tout simplement exceptionnel de subir une telle am­plitude thermique en moins d’une semaine. C’est pourtant ce qui vient de se passer avec, pour bien marquer que l’annonce du printemps n’était qu’un poisson d’avril, des chutes de neiges étonnantes. ».
– avril – M. Davoust réélu maire délégué de Moulins
– Mai – Ouverture d’une ferme auberge à la Chauvelière.
– 6 mai – Inauguration du local de réunions du club du 3ème âge situé dans les locaux de l’école Notre-Dame et inauguration de la salle polyvalente contiguë aux deux terrains de football.
– Fermeture des ateliers Delaunay.
1991
– 12 juillet – Décès M. Joseph Guilloteau curé de Moulins depuis 1953.
1992
– Mme Léa Eas, institutrice en retraite, élue Maire délégué de Moulins
– En mai fermeture des établissements Idéal-Cuir
– Le club de foot des Meuniers fusionne avec le voisin Loublande pour former l’US Loublanmoulin.
– Premier théléthon organisé par le foyer de jeunes
1995
– Claude Ménard, agriculteur, est élu Maire de Moulins
1996
– 15 mai – Secousse d’amplitude 3,1 sur l’échelle de Richter L’épicentre est à 80 mètres sous terre à La Chaize-le­Vicomte.
1997
– 12 janvier – Tremblement de terre de 4,2 d’amplitude, l’épicentre est à Sainte-Hermine.
1998
– novembre – L’association des Farfadets qui accueillait, des adultes handicapés, créée en 1985,  ferme ses portes
1999
– 25 et 27 décembre – La tempête balaye les Deux Sèvres On relève des pointes de vents à 145 km/h.

Le 21e siècle

2001-2020

NDA: Cette partie est incomplète
2001
– 5 juin – Une très légère secousse sismique a été ressentie dans le Choletais, dimanche soir. Son épicentre se trouvait à Yzernay.
– 8 juin – Séisme de 5,1 de magnitude, son épicentre est à Chantonnay
2003
– 26 avril – Inauguration de la nouvelle salle municipale établit dans les locaux de l’ancienne école laïque de fille qui servit ensuite d’école publique de garçon, d’atelier de confection, de salle de répétition pour la musique. La transformation de cette salle de 135 m² à été effectué par M. Jean Merlet de Cerisay
2004
– 15 janvier 2004 – pose de la première pierre de la future RN 249 Cholet-Bressuire en présence de nombreuses personnalités. Promise depuis près de 60 ans cette voie de grande circulation va-t-elle enfin voir le jour, et être ouverte à la circulation en 2007 ! De nombreuses procédures sont  déposer par des riverains opposés au projet. Et les travaux sont stopper sur certains sites.
– 24 avril – La salle municipale inaugurée en avril 2003, est baptisée « Espace Augustine Avion. »
– 1ère Exposition sur la commune de Moulins par l’Association “MOULINS PASSE PRESENT FUTUR”
2014
– Denis Morin devient maire délégué de Moulins
– Football: fusion des clubs US Loublanmoulin et des Trinitaires de Mauléon pour devenir le FCPO.
2019
– 24 décembre – L’association « Site de Pyrome » organise un petit spectacle de plein-air sur des rochers de Pyrome illuminés pour l’occasion.
2020
– Pandémie du coronavirus: Covid-19:
Les principales manifestations de Moulins sont annulées: tournoi de foot du FCPO, la Kermesse des écoles, Rando des Meuniers, lacher de ballon (Téléthon)
– Michel Pierre Dubois devient maire délégué de Moulins
– 1 novembre – Après quelque 60 ans d’activité à Moulins (père et fils), la boulangerie Garnier cesse son activité pour la retraite. Joseph Garnier avait succédé à Baptiste Samson.

2021…

2021
La covid est toujours là:
– Beaucoup d’activités associatives sont  en attente.

A suivre…

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