Moulins au fil des jours

Ce dossier est une adaptation du livret édité par l’association.
Il retrace l’histoire de Moulins depuis la préhistoire jusqu’à nos jours
Il est actuellement en cours d’élaboration.

Avant l'an 1122

La préhistoire

Le paléolithique moyen (-40000 av JC) :
Plusieurs bifaces(1) taillés il y a plus de 40000 ans, par des hommes de Néandertal(2) attestent de la présence de ces chasseurs près du bourg de Moulins.
En 1911 Narcisse Gabillaud(3) publie le compte-rendu de sa découverte dans le « Bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Cholet » : « J’ai remarqué moi-même à Nérette(4) près du bourg de Moulins et du joli site de Pyraume(5), dans une tranchée récemment ouverte pour adoucir la pente trop rapide d’un chemin rural, une couche de béton, naturel, formée d’une agglomération de débris de quartz reliés par un ciment argileux, lequel béton a beaucoup d’analogie avec celui qui recouvrait les armes chelléennes(6) du Fuilet(7); j’ai aussi recueilli sur le flanc opposé du coteau, deux silex ouvrés très caractérisques&raquo

Fig-1 : Pointe à main moustérienne
Fig-2 Coup de poing achiléen

Le paléolitique supérieur (-15000):
Des chasseurs poursuivant sans doute des troupeaux de rennes, traversèrent le territoire de Moulins, laissant derrière elles quelques lames ou fragment de silex qui permettent de les identifier
Le néolitique (-5000 à -1900):
Le réchauffement climatique et l’apparition de l’agriculture favorisent la sédentarisation et l’accroissement de la population.
On retrouve un peu partout sur les bords de l’Ouin(8) des bifaces, des pointes de flèches ou de lames de silex, taillés par les hommes du néolitique. C’est de le site de la Roche-Allon(9) qui a donné les plus beaux et les plus nombreux des silex ouvrés

Collection Narcisse Gabillaud

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Les Gaulois

-500 à -100 av JC:
Les travaux de la voie rapide (N249) ont permis de découvrir les traces d’un habitat gaulois près de la Voie(10) et un site de l’âge du fer près du Bert (Aubert)(11

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L’occupation romaine

-50 à 300 ap JC:
Une voie romaine secondaire qui suit le cours de l’Ouin, traverse les hameaux de la Baubrie(12) et du Puyliane(12), longe le site gallo-romain de la Barbinière(12), se dirige vers la Voie puis l’Emonnière(13) et oblique vers les Petite et Grande Ecurie(13) pour rejoindre le chemin appelé : chemin mortagnais.
Cette vois d’une largeur moyenne de 5 mètres, fut utilisée par les habitants de la région pour se rendre aux foires de Cholet jusqu’à la construction du pont de la Voie sur l’Ouin à la fin du 19ème siècle.

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Les sarrasins

Vers 700-750 p JC
Les Maures qui occupent l’Espagne depuis longtemps, remontent vers le nord avec leur chef Abd Al Rahman et pillent la Gascogne. D’après un ancien récit, traduit du latin par un élève des moines de Mortagne, un groupe de Sarrasins débarqua sur la côte vendéenne près de Noirmoutier en 731. Sous la conduite de son chef nommé Taïpho, la troupe s’engagea dans le pays situé au sud de la Sèvre. Dans un pays boisé et accidenté, elle progresse, sans guide, ni vivres, dans le but de rejoindre la voie Nantes-Poitiers et d’attaquer les armées du maire du palais d’Austrasie. Charles Martel appelé en renfort par Eudes duc d’Aquitaine met fin à l’invasion arabe par la bataille de Poitiers en 732. Cette défaite donne naissance à de nombreuses légendes, dont celle de la fontaine sarrasine où les Maures en déroute se seraient arrêtés pour se désaltérer ou encore à celle des farfadets de Pyrôme.

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(1) – Un biface est un outil de pierre taillée caractéristique des périodes anciennes de la Préhistoire(*) retour
(2) – Un homme de Néandertal ou Néandertalien est un représentant fossile du genre Homo qui a vécu en Europe et en Asie occidentale au Paléolithique moyen, entre environ 250 000 et 28 000 ans avant le présent(*) retour
(3) – Instituteur et maire de Moulins à la fin du 19eme siècle et du début du 20ème retour
(4) – Lieu-dit de la Chapelle-Largeau sur la route de Pyrome retour
(5) – Pyrome ou Pyraume, site de la Chapelle-Largeau proche Moulins, amas de rochers retour
(6) – Chelléen inutilisé maintenant remplacé par l’abbevilien.Industrie lithique ancienne du Paléolithique inférieur d’Europe occidentale retour
(7) – Le Fuilet commune du Maine-et-Loire retour
(8) – L’Ouin riviere qui longe Moulins au nord retour
(9) – La Roche-Allon, lieu-dit de Moulins retour
(10) – La Voie, lieu-dit de Loublande, moulin sur l’Ouin retour
(11) – Le Bert (anc nom Aubert), lieu-dit de Loublande, chateau en ruine, près de l’Ouin retour
(12) – La Baubrie, Le Puyliane, La Barbinière, lieux-dits de Moulins retour
(13) – L’Emonière (L’Imonière), Petite et Grande-Ecurie, lieux-dits de Loublande retour
(*)wikipedia


Du Moyen-Age à la Révolution

12ème siècle

1122
26 décembre – L’évêque de Poitiers, Guillaume 1er Gilbert, vient célébrer Noël à l’abbaye de Fontevrault fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel. II est accompagné par plusieurs dignitaires et chanoines de la cathédrale de Poitiers. Lors de son séjour il est le témoin d’importants dons dîmes en faveur de la nouvelle abbaye comme ceux de Savary de Mauléon et Thibaud Chabot. Guillaume des Moulins est cité parmi les témoins.
Le nom de notre commune est cité pour la première fois dans cette charte

Charte de 1122

1123
13 mai – Dans une Bulle adressé à André abbé de la Sainte Trinité de Mauléon, le pape Calixte II () confirme les biens de l’abbaye parmi lesquels figure le prieuré de Notre Dame de Moulins
1148
Pierre de Moulins chanoine régulier de l’Abbaye de la Sainte Trinité de Mauléon est cité comme témoin dans un différent entre l’abbé Marmoutiers et l’abbé de Mauléon
1174
Renaud de Moulins chanoine de l’Abbaye de la Sainte Trinité de Mauléon est témoin d’une concession entre l’évêque de Poitiers et Ebles de Mauléon

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13ème siècle

1203
Moi, Geoffroy Verès, fais savoir, tant aux hommes présents qu’à venir, qu’une controverse a eu lieu entre moi Guillaume, prieur de l’église de la Bienheureuse Vierge Marie de Moulins, au sujet d’un moulin appelé Ervia. Enfin nous sommes arrivés à un compromis à ce sujet puisque, moi, Geoffroy Verès, avec l’assentiment et la volonté de mes frères, de ma mère, et de mon épouse, j’ai dédié et accordé la moitié du revenu dudit moulin à l’église de Moulins, à son prieur Guillaume, et à ses successeurs, pour qu’ils en jouissent librement et paisiblement à perpétuité. J’ai accordé aussi, avec l’assentiment et volonté des déjà cité frères, mère, et épouse une aumône que Guillaume de Sourdis et Guillaume Martin son fils firent à la dite église, à prendre sur le moulin, à condition d’avoir assuré mon service et d’avoir satisfait à la mainmorte, si je viens à partir, compte tenu de mes dettes envers le château. Je veux également qu’on fasse attention à ce que le prieur et l’église reçoivent intégralement la moitié de toutes les ressources du moulin, et qu’ils s’en servent. Or sont témoins l’abbé Estienne en présence de qui dans la page d’en tête de Mauléon cela est confirmé, le prieur Estienne. Parmi les laïques Geoffroy soldat fils d’Alfred, Aimery soldat de Roestais, Guillaume Escablais, Guillaume de Rauca, Brient le bourreau, Guienas Brito, Estienne de Brosse et plusieurs autres. Accordé en l’an de grâce MCCIII (1203) depuis l’incarnation du Seigneur amen.
1215
27 mai -Ordre est donné à tous les Maires et Notables du Poitou, Angoumois, Gascogne de laisser circuler les mon­naies de Savary de Mauléon
1224
Louis VIII dit le Lion fait le siège de Mauléon, où Savary seigneur du lieu commande la place pour le compte des Anglais et l’oblige à se rendre.
1273
Eustache de la Saulaye, fille du défunt chevalier Aimeri Themer donne à l’abbaye de Mauléon, les produits du pré de la Fontaine de Moulins

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14ème siècle

1322
Le pape Jean XXII (2) jugeant le diocèse de Poitiers trop vaste le partage en trois évêchés, Poitiers, Luçon et Maillezais. Notre-Dame de Moulins dépend alors du doyenné de Saint-Laurent et du diocèse de Maillezais.
1322
Samedi après Oculi Mei – Pierre Symon valet et Agaysse sa femme donnent à frère Philippe Chuet, commandeur de l’hôpital de Mauléon et à cette maison (commanderie du Temple), une rente de trois prévendiers de seigle sur les terres de la Gelousière et de Cox (Coux) et une rente sur la Pipaudière.
1329
Il gela chaque mois, les moissons ne furent pas entreprises avant la fête de la Bienheureuse Marie. Les vendanges ne furent faites qu’aux alentour de La Toussaint. Pendant les vendanges il gelait si fort que les grappes ne pouvaient être cueillies qu’avec des gants. Personne ne put boire du vin cette année là, car ce n’était pas du vin mais du verjus.
1346
Les Anglais prennent possession du Poitou (3)
1351
21 juillet – Confirmation d’un traité passé au Puy-Béliart entre Louis vicomte de Thouars, sieur de Talmont et de Mauléon et l’abbaye de Mauléon (Pierre Rector, procureur de l’abbé et couvent) pour une rente de 15 livres pour chapelles fondées en l’église de Mauléon par le père du Vicomte.
Rentes dues en la paroisse de Molins, sur les vilages, terres et appartenances cy dessouz nomez, cest assavoir la Barbinière deux soulz, le Puy Arbert, trois soulz, la Rivière Salebuef douze deniers, la Corbelière, douze deniers, la Rivière Fraper, douze deniers, la Chaponière, deux soulz, les quiex deniers de rente ont esté acoutumez este paiez à ces prédécesseurs, en chascun jour de l’an nuef en sa ville de Mauléon.
1372
Bertrand Du Guesclin (4) poursuit les Anglais à travers tout le Poitou, il leur reprend les châteaux de Bressuire, Thouars et Mortagne. Le pays est ruiné les châteaux et les églises incendiés ou démantelés, les récoltes brûlées et les habitants qui ont survécut, réduit à la famine, le pays de Poitou est tout gâté et détruit et tout démuni de vivres.
1384
A l’époque des vendanges, il s’était fait une grant assemblée de larrons, robeurs (en anglais : voleur) et pillard qui alloient par nuyt rompant les hostels battant brûllant et tuant les gens et estoient désigné sous le nom de brulleur. On en prit un certain nombre à Mauléon et à Montreuil ; ils furent pendus.

15ème siècle

entre 1403 et 1432
Transactions et arrentements relatifs au moulin des Templiers, sur la rivière d’Oing.
1440
Le meunier Pierre Petit cède la moitié du moulin des Templiers au Sieur Jehan Benoistea, le moulin prend alors le nom de Benoisteau ou Benêtreau.
Dessin moulin à eau
1454
16 août – Contrat par lequel Guillaume De Redoux quitte à Louis De Beaumont douze boisseaux sur la Barbinière, quatre charges sur la Vergnais au Brun et douze boisseaux sur Puiglaume (Puyliane).
1460
Transaction entre François Jousseaume, escuyer seigneur de Lonnay et François des Herbiers au sujet de la succession de feu Maistre Milles Escageau escuyer seigneur de Couxboureau dont François Jousseaume avait achepté ce qui revenoit à Françoise Meignen héritière en partie et femme de Jean de Chamdefin escuyer seigneur de Salboeuf et de Loucherie. La transaction n’est signée que le 17 juillet 1486
1479-1480
Partage des biens de Catherine Eschallard. Son fils François abandonne à son frère Jean pour son droit de préciput et d’aînesse tous les immeubles qu’ils possèdent dans plusieurs paroisses dont celles Mallièvre, St Jouyn de Mauléon, St Pierre des Chamboignes (Echaubrognes) et Moulins (Grande Verdelière)

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16ème siècle

1587
23 mai – Henri de Navarre chef des huguenots assiège la ville de Mauléon dont il s’empare le 12 juin. La tradition rapporte que pendant ce siège il a été l’hôte du seigneur de Salbœuf.

La Touche-Salbœuf

La Touche-Salbœuf

1588-1591
Août 1588 – Prise de Mauléon par le seigneur de la Boulaye (catholique)
Novembre 1588 – Prise de Mauléon par Monseigneur de Nevers (huguenot)
Avril 1599 – Prise de Mauléon par Monseigneur de Chastillon (catholique)
Octobre 1590 – Prise de Mauléon par le sieur du Pie du Fou (huguenot)
Mars 1591 – Prise de Mauléon par Prince de Conty (catholique)
7 et 8 juin – Une enquête est ouverte sur l’ordre de Henri IV, au château de la Guierche paroisse de Saint Amand sur Sèvre, et poursuivie le lendemain au lieu noble de Nouzillac paroisse de Saint-Michel-Mont-Malchus (5) en vue de donner suite à une demande d’exemption d’impôts pour 5 ans présentée au roi Henri III en 1589 par les habitants de la ville de Mauléon, et des paroisses voisines Saint-Jouin, Rorthais, Saint-Aubin de Baubigné, La Petite Boissière, Moulins.
« Les meubles des habitants d’icelle entierrement pillés, leurs personnes rançonnées, la pluspart des fruits et meubles desdictes personnes consommés ou emportés, leur bestial aratoire et aultre emmené, et le parsus rançonnés par ceux de la nouvelle opinion, partie desquels étant demourés en garnyson en la ville, auroient forcé les pauvres suppliants leur payer avec les dossiers, des tailles grandes sommes en denyers pour leur nourritures et leur entretennement, ne délaissant néammoins de prendre presque tous les fruits croissants sur leurs terres, auparavant même la maturité d’iceux, et encore les contraindre à plusieurs et continuelles corvées, tant d’hommes que de bœufs et charrettes pour les fortifications de la dicte ville, ce qu’ils auroient continués le dict vingtz quatrièsme de may mil cinq quatre vingtz sept jusqu’au moys d’octobre dernyers pour icelle armée incommoder, auroient fait conduire en la ville de Fontenay et aultres endroits occupés par eux ce qui restoit des meubles, fruits, bestials audits suppliants et mis le feu à leurs maisons dont seroit ensuivye que lesdictes paroisses et villes de Mauléon sont sans habitants, métoyers et colons, pour estre la pluspart d’iceux morts sous la pesanteur de leur tristesse et ennuy, et les aultres absens et mendiants leur misérable vie en divers pays et par ce moyen les terres incultes et en friches. »

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17ème siècle

1605
15 septembre – Naissance de René Moreau fils de Jacques et de Renée Yvon métayers de la Chaponnière. La légende lui attribue la découverte d’une statue de la vierge et d’une fontaine miraculeuse à la Corbelière (6). Curé de Notre-Dame de Fontenay le Comte, il est décédé dans cette ville en 1665

René Moreau - prêtre

René Moreau – prêtre

1634
Le moulin Benestreau appartenant aux héritiers Villeneau arrenté pour 50 sols
1641
7 mars – Une sentence déclare que les paroisses de Saint-Laurent sur-Sèvre, la Chapelle-Largeau, Moulins, Treize Vents, et Mallièvre qui se prétendait en marches communes de Poitou et d’Anjou, sont purement poitevine et en marches occidentales.
1654
Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre: Pierre Renou prieur, Jean Merlet vicaire, Jean Brosseau prêtre – La cure vaut 16 charges. 1ère messe fondée par le seigneur de la Touche Salbœuf 6 setiers – 15 boisseaux de rente donnés par M. de la Coudraye Noyer pour droit de sépulture et un service par an
1656
21 juin Visite pastorale de Jacques Raoul de La Guibourgère Evêque de La Rochelle : Le sanctuaire marial de Notre-Dame de Moulins, est quotidiennement fréquentés. La piété des fidèles se traduit par la fréquence des messes de dévotion, par l’abondance des offrandes, par la multiplicité des cierges et des figures de cire qu’on apporte à l’autel de la Vierge. Les cierges qui brûlent à l’autel de Notre-Dame, sans interruption attestent de l’afflux continuel du peuple.
1662
Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : Pierre Renou prieur, Jan Fonteneau vicaire – Autel fixe garni d’un très beau devant d’autel damier blanc à fleurs – joint bleu – 1 ciboire 2 beaux calices argentés dorés dedans – Chasubles, 4 chappes – 12 aubes, 7 surplis – Autel St Jean-Baptiste, St Blaise, Ste Luce, Notre Dame de Pitié – Ste Marguerite – Livres liturgiques. Retable. Eglise bien propre, vouste – cure rendable
1665
Agrandissement de l’église ou réparations importantes effectuées dans l’église, par Pierre Renoux prieur comme l’attestent une pierre trouvée dans un mur, lors de sa démolition.
1666
Une partie de l’évêché de Maillezais est transféré à la Rochelle l’autre à Luçon. Ces diocèses restent inchangés jusqu’à la Révolution. Notre-Dame de Moulins est rattachée à celui de La Rochelle.
1669
Le revenu du prieuré de Notre-Dame de Moulins est estimé à trois cent livres. L’Abbaye la Très Sainte Trinité de Mauléon, perçoit la dîme sur le village de la Baubrie, les biens des héritiers de Louis Gabillaud pour raison des héritages sis à Mauléon et à Moulins, le village de la Braudière, les rentes qu’a Mademoiselle de la Blandinière sur les Hauts Puiherberts et la Roche Allon, le village de Puy Guillaume (Puyliane), la Touche Noiron, sur le village de la Planche, le village de la Chauvellière que tient le métayer de la Verdelière, la Barbinière, le pré de la Boistaudrie appartenant à Michel Emeriault, la Brosse Grand’mère, la Confiondière, la Petite Rivière, la Robière, la Petite Verdelière
1671
Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : Jean Nicolas prieur – Fonteneau vicaire – Sainte table, grand pupitre renferme les livres de chant. – Eglise bon état, sacristie … confessions à grilles prieuré vaut 200 £. – On n’a jamais enterré dans l’église
1681
Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : Jean Nicolas curé prieur, René Brosseau vicaire – Tabernacle bien sculpté, et orné. – Autel Notre-Dame 1er dimanche pour les seigneurs de la Touche Voyer = 6 setiers – aveu 15 charges – Prieuré = 250 £. 16 charges
1689
15 juillet – Visite pastorale de G. Hullin doyen de l’évêché de La Rochelle : Le curé de Moulins affirme que presque tous les paroissiens se confessent et communient aux principales fêtes certains même plus souvent.
1691
Transaction, arrentements relatifs au moulin de Benoisteaux alias moulin des Templiers, sur la rivière d’Oing
1694
Dans le cahier censier de toutes les redevances dues à la Commanderie du Temple le moulin de Bénétreau doit 10 sols
1696
4 novembre – Testament de François Vitet prestre prieur de Nostre-Dame de Moulins en présence de M. René Brosseau son vicaire, de M. Jacques Chaillou notaire de la baronnie de Mauléon, et de Clément Marchand maréchal à Moulins.
« …Estant gissant au lit mallade de malladie corporelle sainct d’esprit de mémoire et d’entendement, considérons qu’il n’y a rien de sy certain que la mort et rien sy incertain que l’heure d’icelle et ne voullant sortir de ce monde sans mettre ordre à mes affaires temporelles et dispauser du peu de bien qu’il a plus à décin me donner. j’ay fait ce mien presant testamant et ordonnance de mes dernières vollontés,
(suit l’organisation de la cérémonie de sépulture et sa demande d’être inhumé dans le cimetière dudit Moulins)
Item je veux et entend qu’il soit donné le jour de mon enterrement et à la huitaine une charge de bled seigle mesure de cette cour convertie en pain aux pauvres pour le repos de mon âme. Item pour l’amittié que je porte à Jacques Vitet fils de René Vitet mon nepveu je l’uy ay donné et donne la somme de cents livres pour ayder à l’entretenir aux escolles. Item je donne à Françoise Vion et Anne Thibault mes niepces la somme de cent livres lesquelles dittes sommes cy dessus seront prises sur mes meubles et biens de ma succession. Item je veux entand que la somme de cent livres cy dessus à Anne Thibault ma ditte niepce soit es mains de Louis Plaissis mary et Anne Vion ma niepce demeurant dans le bourg dudit Moulins, que Louis Thibaud son père ny puisse ostez prétandre tant a présent quaprès le décès de sa ditte fille le cas adevenant, auquel cas la ditte somme de cent livres sera demeurée et donnée au dit Jacques Vitet mon dit nepveu pour le subvenir et ayder a ses estudes »

1697
Visite des paroisses du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre : René Brosseau curé prieur – Eglise assez bon état – voûte à gauche crevassée

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18ème siècle

1709
L’année 1709 doit être remarquée à la postérité, à cause de la rigueur du froid qui commença le 6 janvier et dura près de trois semaines. Il fit un grand vent très froid qui gela les arbres, principalement les noyers, et qui étaient si puissants qu’ils égalaient les plus grands chênes. Les vignes en ont été aussi gâtées; l’excès du froid a presque fait mourir tous les oiseaux et dieu n’en a laissé en chaque paroisse qu’autant qu’il en fit entrer dans l’arche pour repeupler la terre…
1711
6 octobre – A 7 heures ¾ du soir, violent tremblement de terre, suivi de plus de 10 autres depuis la dite heure jusque au point du jour le lendemain
1722
19 janvier – Déclaration des dommaines et héritages rosturiers que François Drouineau, marchand, au bourg de Notre-Dame de Moulin, au nom et comme exerçant les droits de Marie Marchand sa femme, tient et advoue tenir de M. François de Carbonnière compte de la Blandinière à cause du fief et seigneurie de la Grande-Verdellière en la paroisse de Moulin.
1723
Septembre – Visite pastorale de Mgr De Champflour évêque de La Rochelle, mention des Confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement
1740
7 mai – Aveu de la Duché Prairie de Châtillon par Alexis-Magdelène-Rozalie, duc de Châtillon pair de France
Droit de fourches patibulaires à six pilliers, poteaux à carcan, de prisons, droits honorifiques dans l’église paroissiale de Notre-Dame de Moulins. Droits de mouvance, fief et censine directe sur le tiers du bourg de Moulins, la maison et métairie de la Touche Voyer, la Brosse Grand-mère, le moulin des Morines et ses dépendances, deux prés y joignant, le pré de la F… la Prée du Bois, les prés Gabillaud le pré des Rivières…
6 juin – M. Gallard prêtre, prieur-curé de Notre-Dame de Moulins s’oppose aux droits portés sur l’aveu du Duc de Châtillon
2 décembre – Messire Nicolas Modaine prieur de la Ste Trinité de Châtillon cède à Thomas Cicoteau et à son épouse Marie Rondel, la borderie de la Chauvelière
1749
24 décembre – Par procuration le Père du Coudray prieur de l’Abbaye de Châtillon, reconnaît le duc de Châtillon, comme fondateur de l’église de Moulins
1752
23 octobre au 12 novembre – Mission, à la providence et au frais de Monsieur le Curé, fut très fervente ; le concours de Messieurs les Ecclésiastiques et des étrangers, nombreux et édifiant. Le peuple docile, susceptible du bien, assez proche de ses intérêts. La croix et le calvaire méritent d’être vus
1778
16 mai – Testament de Marie Brosseau veuve de Dominique Guillon meunier, demeurant au moulin de la Voye, paroisse de Saint-Pierre des Echaubrognes
« … item je veux qu’il soit distribué une charge de bled seigle aux pauvres de la paroisse de Moulins les engageant de se souvenir de moi dans leurs prières. »

Moulin de La Voie aujourd'hui

Moulin de La Voie aujourd’hui

1783
La Touche Salbœuf fait partie des biens de Dame Thérèse Mathurine Beauregard partagés entre ses trois enfants.
1788-1789
L’hyver de 1788 à 1789 fut des plus rigoureux, il surpassa de plusieurs degré celui de 1709, et si les bleds ne gelèrent pas comme en 1709 c’est qu’heureusement les terres étoient sèches mais tous les légumes gelèrent; aussi eut-on la permission de faire gras pendant le carême ce qui ne s’étoit jamais vu dans ce diocèse. Quantité d’oizeaux périrent, les vignes, les genêts, les houx, les ifs, les pins, les noyers, les châteigners, les ajoncs gelèrent en partie.

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(1) – Gui de Bourgogne (1050-1124) fut le 162e pape catholique sous le nom de Calixte II (1119-1124)(*). retour
(2) – Jacques Duèze (1244-1334), devient pape (196e) en 1316, sous le nom de Jean XXII(*) retour
(3) – La guerre de Cent Ans couvre une période de cent seize ans (de 1337 à 1453) pendant laquelle s’affrontent sur le sol français deux dynasties, les Plantagenêts et la Maison capétienne de Valois(*) retour
(4) – Bertrand Du Guesclin (né en 1320 au château de la Motte-Broons, près de Dinan, mort le 13 juillet 1380 devant Châteauneuf-de-Randon) est un noble breton, connétable de France et de Castille(*) retour
(5) – Saint Michel Mont Mercure, en Vendée, où l’église domine le bocage retour
(6) – Sur la route de Mauléon, à 500m de Moulins, une statue de la vierge y est érigée retour
(*) wikipedia
La Révolution et le 19ème siècle

1789-1815

1789
23 février – Convocation de la population pour la rédaction des Cahiers de Doléances (1). Louis Joiron syndic (Maire) est désigné comme député
1790
25 février – Création du département intermédiaire du Poitou divisé en 6 districts, II devient le département des Deux-Sèvres le 4 mars suivant et son chef-lieu fixé à Niort. Moulins est rattaché au district et à la justice de paix de Châtillon, et au canton des Echaubrognes.
Déclaration du Revenu Du Prieuré-cure de Chastillon envoyé à l’assemblée nationale conformément au décret du 13 novembre 1789:
«L’abbaye de La Trinité de Chastillon possède des revenus sur la métairie de la Planche, sur la métairie de la Chauvelière paroisse de Moulin à M. Monnier subdélégué à Chastillon, sur les terres de la Sarinière arrentées à François Morin en 1761, sur le Puyglaume exploité par Tricot, sur la Verdelière exploitée par Jacques Baranger, sur les Garennes, sur le moulin Bichot ou moulin des Morines»
1792
M. Jacques Guillaume Philippe Folie des Roches, prieur-curé de Moulins s’exile en Espagne
1794
23 janvier – Incendie du bourg de Moulins par la Colonne (2) du Général Boucret (3)
Le soldat républicain Léonard Graviche écrit dans son journal : «Le 22, incendié La Tessouane et parti pour Moulin. Bivac toute la nuit. Le 23, incendie du bourg de Moulin et parti pour Chatillon. Le 24, séjour et bivac à Chatillon pour attendre le ralliement d’autres colonnes.»
1795
– Acte de vente de La Touche Salbœuf par Martial Chastenet et Catherine Bourgeois
– Depuis la veille de Noël M. Mathurin Urien prêtre missionnaire de Saint-Laurent-sur-Sèvre occupe les fonctions curiales. Il note les fondations dues à la cure de certaines ne se paie plus depuis longtemps, et précise voilà toutes les connaissances que j’ai pu tirer d’un ancien mémoire qui s’est trouvé dans les papiers de la cure de Moulin qui ont échappé à l’incendie. Il inscrit sur un cahier les rentes dues au prieuré et fait faire quelques réparations urgentes à la cure. Il réside très rarement à Moulins.

Rentes dues au prieuré

Rentes dues au prieuré – 1795

1797-1798
Pierre Boissinot signe comme agent municipal (maire) les registre d’état civil
1798
M. Isaac Poullain-Lafontaine, officier de santé se disant chirurgien, est nommé maire de Moulins
1799
25 janvier vers 4 heures du matin, un violent tremblement de terre dont la direction semble, selon un témoin, être du sud au nord. A pour épicentre l’île de Bouin sur la côte vendéenne il rend de nombreuses maisons inhabitables mais ne fait pas de victimes. Il est ressenti jusque chez nous
1800
M. François Senille se dit chanoine régulier, prieur curé Randon, et desservant de la paroisse N.-D. de Moulins, il exerce cette fonction de mars en novembre.
M. Folie des Roches, revenu d’exil, réintègre la cure de Moulins à la fin de l’année, sa première signature date du 22 décembre. Il reste curé de la paroisse jusqu’en septembre1805.
1802
Dictionnaire Géographique, Agronomique, et industriel du Département Des Deux Sèvres – citoyen Dupin préfet p. 84 – Niort an XI de la République- extrait:

MOULINS, commune au Nord-Ouest et à 6 kilomètres de Châtillon. Sa population est de 358 individus. Le ruisseau du Louin traverse son territoire qui produit seigle, blé noir, avoine, baillarge, lin, mil et pommes de terre. Il y a de bonnes prairies naturelles et quelques-unes artificielles l’étang de la Blandinière occupe environ un demi-hectare. On fait le commerce de demi-fils et mouchoirs. DÉPENDANCES – Métairies : Le haut et le bas Puy Albert, la Roche-Alon, la grande et petite Sausaie, la Robière, la Brandière, la Brosse, la Boulaie, le Puy-Glaume, la Baubrie, la Touche-Noiron, la grande et petite Charbonnière, la Confrondière, la grande et petite Verdelière, la Gécousière (chaque métairie forme son petit village qui porte le même nom.) – Borderies : Le Grand Logis, les Garennes, le Bois Vert, le Bois, la petite Rivière, la grande Rivière, la Chauvellière
Source Gallica (BNF)
Notes: Noms aujourd’hui, Louin => L’Ouin, La Brandière=> La Braudière, Le Puy-Glaume=> Le Puy Liane, La Touche-Salbœuf n’est plus sur le territoire de Moulins, Les Barbinières => La Barbinière, Gde et Pte Charbonnières => Gde et Pte Chaponnière, La Confrondière => La Croix-Frondière, Gde et Pte Verdelière => La Verdelière, La Gécousière => La Gelousière aujourd’hui sur le territoire de La Chapelle-Largeau, Le Grand Logis, Les Garennes ne sont plus sur le territoire de Moulins, Le Bois-Vert=> peut-être Bordevert.

Avril – Le concordat (5) qui accorde la liberté du culte est signé le 15 juillet 1801, mais il n’est publié qu’à Pâques 1802. M. Folie des Roches, accepte les conditions du traité pour rester fidèle à l’église et au Saint-Siège.
La paroisse Notre Dame de Moulins est rattachée au diocèse de Poitiers et au doyenné de Châtillon dont elle relève encore aujourd’hui.
La Touche Salbœuf (6) est achetée par Jean-Baptiste Bellinck notaire à Mauléon
1805
14 frimaire an XIV et le 2ème de l’Empire (5 décembre). M. Jean François Madiot prêtre vicaire de La Sainte Trinité de Châtillon-sur-Sèvre achète pour la somme de 950 livres tournois, la maison curiale de la commune de Moulins avec un jardin contenant 7 ares et un petit pré de 11 ares, à Mme Marie-Madeleine Sénéchault de Niort telle quelle l’avait acheté du gouvernement le 8 Messidor an VI de la République (26 juin 1798).
1806
Arès le départ de M. Folie des Roches, M. Jean François Madiot exerce les fonctions de vicaire de Châtillon, et assure les offices de la paroisse de Moulins. A partir du 19 novembre 1806 il signe « desservant de Moulins. »
1808
Pierre Boissinot occupe de nouveau la fonction de maire de Moulins
1809
Le cimetière est fort mal clos et est dans une grande dégradation, les marguilliers de la paroisse demandent au Ministre des Finances l’autorisation d’employer la somme de quatre cent francs provenant du remboursement d’une rente de vingt francs constituée sur les biens du sieur Lelarge propriétaire à La Blandinière, commune de La Chapelle Largeau pour les réparations extérieurs de leur église et des murs de leur cimetière
1811
Procès-Verbal de délimitation de la Commune. Les hameaux de La Gelousière, Le Grand Bois Gast et la Borderie sont rattachés à la commune de La Chapelle Largeau. Bordevert dépendant de St Pierre des Echaubrognes est réuni à la commune de Moulins.
Les cloches ayant disparu à la révolution M. Madiot en fait installer une, qui porte les inscriptions suivantes : L’an 1811 j’ai été bénite sous les noms de Sainte Joséphine et de Sainte Barbe qui m’ont été donné par M. Jean François Madiot curé de cette paroisse de Notre Dame de Moulins, et de Dame Emilie Joséphine Pihoué épouse de M. Isaac La Fontaine.
1813
Charles Eustache Cousseau de L’Epinay propriétaire demeurant à Châtillon sur Sèvre est nommé maire de Moulins
1815
Isaac Poulain Lafontaine retrouve ses fonctions de maire de la commune

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1816-1840

1818
13 juillet – M. Jean François Madiot donne à la paroisse de Moulins, «la cure du dit lieu avec la cour, jardin, servitudes, circonstance et dépendance; de plus le petit pré tenant au chemin qui conduit à la paroisse de Saint Pierre des Echaubrognes et d’un autre tenant au chemin qui conduit au lavoir public, tel que le tout se poursuit et comporte que je l’ai acheté à la nommée Jeanne Marie Magdeleine Sénéchault sans rien en retrancher ou diminuer.» La paroisse doit y loger gratuitement son successeur et doit assuré chaque année les charges et réparations de la propriété.
1826
Construction du Grand Calvaire par M. Madiot curé de Moulins (derrière la cure)

Calvaire vers 1950

Calvaire vers 1950

1828
3 avril – Décès de M Jean François Madiot à l’âge de 62 ans après une longue maladie. Il est inhumé le lendemain sous le porche de l’église. La pierre tombale qui recouvrait sa sépulture sert aujourd’hui de pavage dans l’allée gauche de l’église.

Reproduction graphique tombe curé Madiot

Reproduction graphique tombe curé Madiot

Transcription:

De J.F. MADIOT la dépouille mortelle
Gît ici de Moulins ce pasteur plein de zèle
De l’an 92 avait subi l’exil
A 63 ans le 3 du mois d’avril
de 1828 termina sa carrière
Il racheta la cure et bâtit le calvaire

1er juin – Installation M. Louis Pierre Bourasseau à la cure de Moulins
27 août – Implantation du nouveau cimetière dans le pré dépendant de la cure, situé derrière le Grand Calvaire.
1829
Le conseil municipal est d’avis que chaque habitant soit tenu en 1829 à une prestation de deux journées de travail pour lui et pour chacun de ses fils vivant avec lui, de ses domestiques mâles, de chaque bête de trait ou d’acotage et de chaque charrette en sa possession.
1832
2 février – Les membres du conseil municipal sont réunis extraordinairement dans la maison commune de Moulins: « L’adjoint à fait conaitre à l’assemblé que l’objet de la réunion était le changement du nouveau simetière daprais l’autorisation de Monsieur le Sous-Préfet en datte du premier août dernier. Le conseil municipal consi­dérant que la grande humidité nous mait dans l’impossibilité de pouvoir faire nulle sépulture, sans exposer le bourg de Moulin à une épidémie générale, ne pouvant creuser de fosse à plus de deux pied et demie de pro­fondeur en conséquant le conseil est unanimement d’avis de reprandre l’ancien simetière.»
7 février – M. Bourasseau muni d’une permission spéciale de Mgr l’évêque de Poitiers en date du six janvier précédent «rebéni solennellement l’ancien cimetière du bourg devenu place publique depuis la création du cimetière du calvaire le vingt sept août mil huit cent vingt huit»
19 août – Les membres du conseil municipal sont réunis au lieu ordinaire de leur séance, en vertu d’une autorisation de M. le Sous Préfet, datée du 17 juin, pour délibérer sur l’établissement d’une école primaire dans la commune
Vu que la commune ne possède aucun revenu.
«
Considérant que la commune ne possède aucun local propre à servir d’école et loger un instituteur.
2° – Considérant que d’après les charges dont elle est grevée comme le vote d’impôts extraordinaires
3° – Considérant qu’elle est de plus à la veille de se voir obligée de faire reconstruire en entier le pont des Morines sur le ruisseau de Louin communiquant de Moulins à Châtillon
4° – Considérant que d’après les déboursés à faire pour cette construction, il lui serait impossible de faire un fond malsain pour l’achat ou construction d’une maison
5° – Considérant que jusqu’à présent les personnes qui ont voulu faire instruire leur enfant ont eut le moyen à la Chapelle Largeau où il existe une école primaire
Sont d’avis : Que quoique bien pénétré de l’instruction de la jeunesse, ils ce soin, vu le défaut de ressources, dans l’impossibilité de satisfaire à leur désir et à ceux de leurs concitoyens pour l’établissement d’une école primaire et obliger de la remettre à un temps plus opportun.
»

1835
14 août – Décès de M. Isaac Poulain Lafontaine maire de Moulins. Jean Jacques Sicoteau marchand fabricant lui succède
24 novembre – Henri Alphonse VINCENT, est nommé instituteur de l’école laïque de garçon qui vient d’être créé
1836
Mgr Jean-Baptiste Bouillé évêque de Poitiers ordonne que les villages ou hameaux dits de La Gelousière, la Borderie, le Grand Bois Gast avec leurs territoires respectifs soient et demeurent distrait de la paroisse de Moulins et réunis à celle de La Chapelle Largeau à laquelle ils appartiennent depuis les opérations cadastrales de 1811, afin d’accorder les juridictions temporelles et spirituelles.
Lettre de l’évèque
1837
23 juillet – A la demande de M. Cousseau de l’Epinay propriétaire du village de Bordevert, Mgr Jean-Baptiste Bouillé ordonne que le corps de ferme et son territoire, en deçà de la route de Châtillon à Chollet, soit distrait de la paroisse des Echaubrognes à laquelle il appartenait avant les opérations cadastrales et demeure réunis à celle de Moulins.
1838
18 juin – La foudre tombe sur le clocher, qui est fortement ébranlé, l’autel Saint Jacques est en partie détruit
– M. Sicoteau marchand fabricant reçoit la médaille de bronze du département des Deux-Sèvres à l’exposition de Niort, pour la fabrication de mouchoirs de poches en fil.

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1841-1860

à venir…

1861-1880

à venir…

1881-1900

à venir…

(1) – Les cahiers de doléances sont des registres dans lesquels les assemblées chargées d’élire les députés aux États généraux notaient vœux et doléances. Cet usage remonte au XIVe siècle retour
(2) – Les colonnes infernales sont les opérations menées par les armées républicaines du général Turreau lors de la guerre de Vendée (1793 – 1796), en France, afin de détruire les dernières troupes vendéennes.(*) retour
(3) – Jean-Pierre Boucret, né le 16 mai 1764 à Paris, mort le 17 août 1820 à Orléans est un général français(*).Commandant de la 5eme colonne infernale qui ravagea Moulins retour
(5) – Le concordat ou régime concordataire est le régime organisant les rapports entre les différentes religions et l’État en France de 1801 à 1905, à la séparation des églises et de l’État.(*) retour
(6) – La Touche-Salboeuf, ancienne ferme de Moulins, passée sur la commune de Mauléon en 1964. retour
(7) – Le terme « Fabrique d’Église » désigne à l’origine une assemblée de clercs auxquels se sont ajoutés, depuis le Concile de Trente (1545-1563), des laïcs, chargés de l’administration des biens de la communauté paroissiale.(*)retour
(*) wikipedia

A suivre…

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